Dans le couloir, c’est le défilé des vendeurs ambulants. Glaces, bonbons, galettes, bobines de fil, pots en plastique, on voit de tout. Ces vendeurs sont sans relâche. Ils parcourent non-stop le train d’un bout à l’autre, et ce jusqu'à épuisement total des marchandises. Certains ont marché pendant les 8 heures du trajet !!! D’autres se carburent au rhum, et pris dans leur élan d’enthousiasme crient de plus en plus fort, ‘un caramelo por un pesooooooOOOOOOOO !! ’. De quoi faire grincer les dents de Delphine.
Comme à la plage, tous les détritus, canettes, sachets, bâtonnets ou autre sont jetés à même le sol ou par dessus les fenêtres. Les cubains manquent cruellement de bonnes manières à ce sujet. Fidel, si tu nous lis, nous te conseillons de remplacer quelques panneaux de propagande politique par des annonces éducatives d’écologie.
Le train est très lent et les arrêts fréquents. Pour varier les plaisirs de l’attente, je quitte mon siège et je m’assoie sur la marche de la porte de sortie, et je regarde défiler le paysage. Sympa. Je m’imagine sauter du train, courir à ses côtés et remonter dessus quelques centaines de mètres plus loin. Cap ou pas cap ? Je ne tenterai pas l’expérience.
Nous arriverons à Santa Clara en pleine nuit, désabusés par l’attente interminable et les 3 heures de retard supplémentaires accumulés pendant le voyage. Nous aurons mis au final 10h30 pour faire 150 kms !
Il est 23h, et nous attaquons maintenant la prochaine épreuve : trouver une casa particular pas chère…