En plus de son marché, Chichicastenango a un autre attrait de force : son église et le culte très important de la religion locale : un synchronisme de christianisme et de religion pré hispanique maya. Devant l’église principale qui surplombe la place centrale, il y a des marches d’escaliers. Sur ces marches, sacrées à l’image des anciens temples mayas, brulent des petits tas de charbon laissant émaner une épaisse fumée parfumée d’encens. Des vieux indiens, tels des chamans, font aussi balancer continuellement des petits récipients d’encens en chantant des prières adressées aux dieux mayas. Les marches sont aussi remplis de femmes mayas vendant offrandes et multiples types de fleurs aux croyants qui se dirigent vers l’église.
A l’intérieur de l’église, l’atmosphère y est encore plus mystérieuse. Nous avons beau être dans une église catholique du XVIème siècle, avec des bancs, un autel et des peintures murales représentant le Christ, mais le culte maya est omniprésent. Le sol est à certains endroits jonchés d’épines de pin, et sur des petites stèles surélevées brulent des bougies (étonnement érigées deux par deux), accompagnées d’offrandes comme des épis de mais, des petites bouteilles d’alcool, ou des bouquets de fleurs. Au fond de l’église, derrière l’autel, des dizaines de guatémaltèques à genoux prient à voit haute devant un sorte de grand panneau argenté, tel un mur des lamentations. Nous nous essayons prés d'eux, et nous laissons prendre dans l’ambiance. La scène est très impressionnante !