Les quelques habitants du fleuve qui nous voient passer nous fixent du regard comme si nous étions des choses extraordinaires. On les salue, on leur sourit, et de suite ils sortent de leur état d’étonnement pour nous rendre à leur tour un grand sourire. On s’arrête une bonne vingtaine de minutes avec une femme et ses 3 enfants qui nous vend 4 tortillas pour 1 Quetzal (0.1€). Elle et son enfant de 9 ans parlent espagnol, mais les deux petites seulement Quechi (dialecte maya de la région). Ils sont timides mais ont l’air contents de notre compagnie, on voit qu’ils vivent loin de tout et qu’ils n’ont pas l’habitude de voir des étrangers !
Leur maison est comme celles que l’on croise tout au long du fleuve : toute en bois, une toiture en feuilles de palmier, la cuisine est un petit tas de bois à l’extérieur, le linge pend sur des fils, des poules, des dindons trainent leurs pattes un peu partout. Celle-ci n’est pas montée sur pilotis car construite sur un flanc de monticule. Tout autour, le fleuve et la jungle.
La femme nous parait un peu ‘sauvage’. Elle est habillée simplement (elle avait les seins nus quand nous sommes arrivés), est craintive et a du mal à comprendre notre espagnol. Elle parait ne pas avoir plus de 35 ans, mais nous dit avoir en tout 7 enfants !