A l’école publique de notre village Kalabambougou, c’est l’industrie.
Du CP à la terminale, il y a en moyenne 100 élèves par classe. Pas assez de place, pas assez de professeurs, pas assez d’argent pour des classes moins nombreuses. Les enfants sont assis à trois ou quatre par banc, et meme parfois cinq! Quand ils écrivent sur leur ardoise et cahier, ils se battent des coudes. Au début avec Delphine on a du mal à y croire. Plus tard, on s’y sera habitué. Il faut comprendre qu’en Afrique, tout est possible. Tout se fait, avec les moyens du bord! Un chewing gum peut réparer une voiture, un sotrama (taxi collectif local) peut accueillir 20 personnes au lieu de 10, un sac poubelle se transforme en cerf volant, et à l’école, une branche d’arbre sert de fouet à élèves…