J’ai du me battre pour convaincre Charliche de l’utilité de donner des cours d’anglais, et au final, j’y suis parvenu. Il pensait que le problème était la continuité une fois les volontaires partis. Je pense personnellement que tout cours est bon à prendre, et surtout pour ceux qui apprennent l’anglais à l’école et qui ont envie d’apprendre.
A la favela de Prazeres, nous avons donc rassemblé un petit groupe de 5 gamins de 14/16 ans qui avaient déjà pris quelques cours à l’école. Deux matinées par semaine, je leur ai donné des cours d’anglais dans le centre communautaire de la favela, en utilisant comme d’habitude les moyens du bord. Tableau rikiki, pas de livre, pas de support audiovisuel, pas de cahier, du bruit tout autour. Mais bon, en tant que volontaire, on apprend à faire avec, et au final, on y arrive toujours.
Après 4 semaines je suis content des cours que j’ai donnés. Les enfants, bien qu’indisciplinés ont été volontaires et ont bien assimilés plusieurs notions. Ils ont aussi compris l’importance d’apprendre une langue étrangère et qu’en plus de draguer des étrangères ils pourront trouver de meilleurs jobs et pourquoi pas dans le tourisme.
C’est dur de voir tous ces enfants à fort potentiel victimes de l’environnement dans lequel ils vivent, qui avec des moyens pourraient réussir dans la vie mais qui sont vite freinés voir bloqués par le système des favelas.