En Nouvelle Calédonie règne un climat social assez spécial, dont le visiteur même averti ne pourra rester indifférent. La Nouvelle Calédonie n’est pas une ile du Pacifique tranquille comme les autres, où l’on pourrait naïvement imaginer tranquillité, calme et volupté… L’ile a une histoire particulière qui a profondément marqué l’ordre social et l’esprit de ses habitants, leur a forgé une identité qui leur est propre et qu’ils savent revendiquer haut la main.
Je vais essayer dans cet article de résumer l’ambiance générale néo calédonienne, à travers de brefs exemples à prendre pour certains avec un certain recul ! Amis caldoches, ne vous offensez point.
Quand nous sommes arrivés un certain 26 juin 2010, mon cousin Alex qui était venu nous chercher à l’aéroport de Tontouta nous met tout de suite dans le bain, comme pour nous prévenir qu’ici les choses sont un peu plus compliquées qu’à l’ordinaire.
- ‘Je vais vous emmener avec des copains dans la brousse en 4x4, on va aller péter du cerffe’
- ‘Du cerffe ??’
- ‘Oui ici il faut dire ‘cerffe’ avec le ‘f’, sinon nous on comprend rien. Si tu dis cerf comme ‘serre’, on te prendra direct comme un ‘zor’ (les blancs de métropole qui ne sont pas considérés comme calédoniens)’. Oui d’ailleurs faites gaffes les couz, car vous vous êtes des zors.
Et oui... en Nouvelle Calédonie, on ne retrouve pas que la différence blanc / noir des pays colonisés, mais aussi la différence blanc / blanc, ou zor / caldoche. Avec en plus quelques variations de jaune (les viets), et de rose (les ‘poken’, ou australiens).