Les repas n’étant pas inclus pendant notre séjour au Zimbabwe, avec Delphine nous allons dans le seul petit supermarché du village: on découvre stupéfaits que la moitié des étagères sont vides (alors que les SPAR sont les supermarchés les plus luxueux d’Afrique). Des céréales à 8 US $ le paquet, mais pas de lait. L’espace boucherie: fermé. Des pates: il n’y en a pas… On sort de suite sans rien acheter. On passe devant un magasin de chaussures BATA: tout vide avec encore le tiroir caisse ouvert. Désespérés, on entre dans un fast food local (étrangement vide!), et je me renseigne sur le prix d’une barquette de frites. Le vendeur ne sait pas! Il disparait dans l’arrière boutique et revient 5 minutes plus tard. 300 000 $ locaux, sois prés de 4 US $ ou le tiers du salaire moyen mensuel de la population. On a finalement décidé avec Delphine de faire un régime ce week end!
Dans la rue on refuse de donner aux mendiants qui nous suivent incessamment. On aime par contre troquer avec les artistes locaux tous très doués dans la gravure du bois. Au final, nous ‘dépensons’ quatre tee shirt, une cravate, une casquette, un briquette, un tube de crème solaire entamé, une horloge cassée, et deux paquets de haricots secs achetés au Botswana!
On note aussi que malgré leur détresse, les Zimbabwéens sont très souriants et souvent de bonne humeur. Ils aiment bavarder et rigoler avec nous, et ne se plaignent pas sans cesse de leur condition de vie. Encore une fois on apprend à relativiser sur nos petits problèmes quotidiens!