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Black Blanc Boer, l'Apartheid n'est pas fini
L'Expédition / Afrique / Afrique du Sud / 'Black Blanc Boer'

A ce titre manquent les métisses, mais ‘Black Blanc Boer’ résume bien la situation démographique et politique d’aujourd’hui en Afrique du Sud. Les boers, d’origine néerlandaise, sont installés depuis le XVIIème et ont maintenant formé le peuple Afrikans, très enraciné dans le pays. Les anglais, quant à eux, sont arrivés plus tard au XIXème et je les considère plus comme des rescapés du colonialisme. Beaucoup d’entre eux ne parlent pas Afrikaans, et ils se distinguent bien des boers à l’allure plus costaude et l’accent prononcé. Les blacks, qui représentent 80% de la population, sont d’origines tribales diverses (les Xhosas et Zoulous étant les plus représentés), mais sont eux aussi venus d’ailleurs (Afrique de l’Ouest)!
Laurent
La ségrégation encore existante est surement due à l’histoire du pays encore trop récente. A savoir qu’une série de lois, dont la ‘Group Areas Act’ votée en 1950, restreignait les noirs à vivre dans des zones séparées, et à y vivre sans le droit d’en sortir. Les fameux bantoustans. Seulement 17% de la superficie du pays a été attribuée à 80% de la population. On imagine les mouvements massifs (forcés) de population quand la loi a été votée. A ajouter à cela l’esclavage et l’isolement économique, on comprend pourquoi les ghettos sont encore existants et ont du mal à s’ouvrir. Quant aux problèmes d’insécurité, on comprend aussi la rage des noirs qui se sont fait persécutés - chez eux – pendant tant de temps par les blancs.

En conclusion, oui, l’Apartheid existe encore. Elle n’est plus une loi, mais seulement une réalité. On dit que depuis 1994 les choses s’améliorent. Pour le peu qu’on a vu, il y a encore beaucoup de travail… On espère que le gouvernement va petit à petit réussir à intégrer les peuples, à changer les choses et surtout les esprits. Car les blancs, à nos yeux, par leur démarche et comportement face aux noirs, ont clairement encore des allures de colons.
A droite, video prise à Johannesburg au musée de l'Apartheid.


En dessous, photo de la seule statue représentant un noir en Afrique du Sud, mis à part Mandela. La photo ilustre un chef de guerre zoulou et a été prise dans le centre ville de Pretoria.
La photo du dessous a été prise à Durban, ville très sale et désordonnée!
Dans les grandes villes, on passe souvent d’un quartier complètement noir à un quartier complètement blanc. Ou alors les quelques blancs qu’on croise, c’est ceux qui lavent, servent ou font le parcmètre. On ne rencontre pas beaucoup de la black middle class.

A Durban, nous marchions dans le centre ville en direction d’un marché, vers 17h, quand un commerçant nous a brusquement stoppés. Il nous explique très clairement que nous étions inconscients et qu’il fallait qu’on déguerpisse au plus vite. Les centres ville ne sont pas seulement des quartiers qui craignent. Quand on est blanc, on y risque d'y perdre sa peau, ou dans le meilleur des cas, le fond de ses poches, le sac a dos et de prendre quelques bleus sur le visage!
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Nous avions chez nous en Europe entendu parler de l’Apartheid, ou plutôt de la fin de l’Apartheid. A travers des émissions télévisées, des films ou des articles de journaux, mais pas vraiment dans le détail. Au début des années 90, nous avions à peine plus de 10 ans et n’étions pas du tout impliqués dans les affaires politiques mondiales. Quant à nos cours d’histoires, niet, l’Afrique du Sud ne faisait pas parti de notre programme ; un sujet dérivé du colonialisme surement trop délicat à l’époque.

Avant de partir, nous avions lu les mémoires de Mandela (‘A long way to freedom’, que nous recommandons grandement!), et dés en arrivant, nous avons visité le musée de l’Apartheid de Johannesburg. L’histoire et les détails sont durs, et il est difficile de comprendre comment un gouvernement a-t-il pu aller si loin dans sa perversion pendant prés d’un demi-siècle. L’esclavage, la séparation des terres, le confinement, les conditions de vie inhumaines sont autant de notions politiques horribles.
Bien qu’informés des problèmes d’insécurité dans le pays, des inégalités et des townships sans lois (eq bidonville, favelas), nous pensions naïvement voir l’Apartheid résolu et la population relativement mixée comme dans nos pays européens.

On s’est très vite rendu compte que la ségrégation était une réalité encore actuelle, et que les différentes ethnies du peuple Sud Africain ne partageaient pas beaucoup de leurs temps et valeurs.