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Laurent

La Havane est une des villes les plus authentiques que nous avons visitées. La Havane  par son fort caractère et sa sensualité nous a tout de suite charmés, et vivre au milieu de ses rues et de ses habitants pendant une semaine a été pour nous un immense plaisir. Comme dans un long voyage à travers le temps, nous avons aussi pu revivre différentes étapes de l’histoire de la ville et du pays, qui nous l’avons constaté a profondément marqué la vie et les meurs de tous ses habitants.

 

Pour mieux cerner les sensations que nous avons ressenties dans la capitale cubaine, je présenterai d’abord un bref historique de Cuba, puis décrirai dans différents chapitres nos rencontres, aventures et sensations.  


* Bref historique politique de Cuba

* Centro Habana, le Cuba authentique

* Habana vieja, les vestiges de la colonisation

* Vedado, l'ex quartier de la mafia américaine

* Rencontres à La Havane

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La Havane

L'Expédition / Amerique Centrale / Cuba / 'La Havane'

Du 31 Juillet au 5 Aout 2009, puis du 26 au 29 Aout 2009

Bref historique politique de Cuba


L’ile de Cuba, sur le chemin des navigateurs espagnols à la conquête de l’Amérique, n’a pas fait exception à la règle. Très vite, des colons espagnols se sont installés et ont asservis les populations indiennes locales qui en quelques temps ont tous péris, tués par le travail forcé et les maladies mortelles importées d’Europe.

Au début du XVème siècle, au même temps que les indiens disparaissent, les espagnols commencent à ‘injecter’ des dizaines de milliers d’esclaves africains pour les faire travailler dans les plantations de canne à sucre et de café. (C’est aussi pendant cette époque que certains de mes aïeux paternels ont été envoyés en Martinique…).

Centro Habana, le Cuba authentique


Parmi les trois quartiers principaux de La Havane, nous avons tiré la bonne pioche, et avons atterri dans ce que nous jugeons être le meilleur quartier de La Havane, pour y séjourner et s’imprégner de tous ses parfums et de son authenticité : Centro Habana.


Nichés dans notre petite chambre chez l’habitant (casa particular), nous sommes au centre de la ville, mais aussi au milieu de ses habitants, en pleine zone populaire. Depuis notre chambre qui donne sur la rue, nous pouvons entendre un brouhaha permanent. Des voix, des bruits de moteur, des cris, des rires, de la musique, et d’autres sons qui se mélangent doucement… Les havanais vivent beaucoup dans la rue, et de par leur seule présence la rend constamment animée. Certains sont perchés au balcon, d’autres assis sur le trottoir, certains au seuil de leur porte, et d’autres bavardent au milieu de la rue. Certains courent, certains sautent, d’autres ont le nez sous un capot de voiture. On voit de tout. La rue est en agitation permanente !!


Nous avons longtemps essayé de prendre une photo ‘clé’, celle ou tout l’atmosphère d’une rue de La Havane ressort, mais cela est impossible. Pour se rendre comte à quel point l’ambiance ici est saisissante, il faut pouvoir sentir la chaleur et les odeurs, entendre les sons et le rythme de la musique qui s’échappent des transistors, sentir la transpiration sur son front et sentir les regards et les sourires de chacun, avoir une vision complète et savoir tourner soudainement la tête quand un événement surgit au coin de l’œil. Un gamin qui lance une balle de base ball à son copain, une cubaine au corps parfait qui se déhanche dans sa tenue légère et serrée, ou une mamie qui hurle depuis sa terrasse à moitie effondrée. Bref, vous l’avez compris. Dans ce décor d’architecture grandiose mais délabrée, fatiguée par la chaleur et l’air de la mer, vit le tout La Havane, intensément et chaleureusement.

Prés de 300 ans plus tard commence à Cuba la première guerre d'indépendance (1868-1878), puis une deuxième un peu plus tard (1895-1898) cette fois ci aboutissant à l'indépendance du pays. Indépendance relative, puisque les cubains tout juste débarrassés des espagnols vont aussitôt retomber dans une autre sujétion : les Etats Unis. Les Etats Unis, pour qui Cuba était un excellent partenaire commercial (le 3ème plus important), ont déclaré la guerre à l'Espagne, les ont fait capituler, et sans même demander leur avis à Cuba, leur a imposé une occupation militaire puis une charte bien étrange, qui conférait aux EU le droit d'intervenir dans les affaires intérieures cubaines des lors qu'ils (les EU) le jugeaient nécessaire! S'en est suivi un demi siècle de fortes influences américaines (voir chapitre sur le quartier de Vedado) qui marqua profondément la vie et les meurs de certains cubains.


En 1959, la fameuse révolution cubaine a lieu. Dans la biographie du Che que nous avons lue, nous avons vécu cette révolution de très prés, et c’est avec excitation et passion que nous la revivons, ici, à Cuba.

Une des nombreuses peintures mémoires de la révolution

Cette année, le régime de Fidel Castro a fêté ses 50 ans ! Une durée impressionnante pour un mouvement révolutionnaire non républicain… Surtout quand on sait les dures épreuves qu’il a endurées, comme la guerre froide, l’effondrement du bloc soviétique, ou le blocus économique et politique continu des EU depuis 1959. Sans le vivre ou le voir de ses propres yeux, il est dur de s’imaginer à quel point le régime communiste de Castro a changé et marqué la vie de tous les cubains. Pendant notre court séjour d’un mois sur l’ile, nous avons pu nous en rendre compte et saisir les aspects principaux de ce régime si particulier. Pour plus de détails, se référer à notre article ‘La régime communiste de Castro, dictature ou pas dictature ?’. 

La plupart des habitants du Centro Habana sont noirs, et on reconnait bien leurs origines africaines s’exprimer naturellement. Ils ont cette joie naïve de la vie. Ils rigolent beaucoup, sourient, sont de bonne humeur. Ils te regardent gentiment, sans te dévisager. On retrouve l’atmosphère des Caraïbes, de la Martinique, du Brésil et de l’Afrique. On adore !!!


Personnellement je ressens une certaine fierté d’être métisse. Je pense partager une partie de leurs origines et me sens plus proche des gens. Dans certains visages se mélangent les traits de mon grand-père, et je l’imagine bien là, parmi nous, à nous sourire, pleinement et chaudement comme il savait le faire.


Dans le Centro Habana, nous nous sommes donc sentis bien, complètement immergés et fascinés par cette atmosphère cubaine. Comme chez nous, nous avions nos petites habitudes de quartier. Manger une pizza achetée dans une maison voisine sur le trottoir à la tombée de la nuit, se balader sur l’avenue du Prado et le Malecón, le bord de mer, ou tout simplement déambuler dans les rues aux alentours … et savourer ce bain bien chaud de vie cubaine !!

Habana Vieja, les vestiges de la colonisation


Malheureusement, Habana Vieja, c’est un peu ‘Touristland’. Le quartier des musées, des églises et des palais coloniaux est par son architecture et son histoire visuellement très pittoresque, mais il est vrai que la masse de toutous et d’attrape-toutous gâchent le paysage et l’authenticité des lieux. Les vendeurs de ‘puro’ (le FAUX cigare Montecristo vendu à plus de 50€), les rabatteurs et les ‘poseurs de photos authentiques’ (une mémé fumant un cigare de 15cm, un vieil homme ridé barbu à la Castro) ont envahi les rues et haranguent les touristes devenus tous des vaches à lait (ou à money).

C’est donc dans ce Disneyland géant que nous avons fait les attractions suivantes : visite de la cathédrale San Cristobal de la Habana (plus jolie à l’intérieur qu’a l’extérieur), la ‘Plaza de Armas’ et tous ses vieux libraires (TOUTES les grandes villes colonisées par l’Espagne ont une Plaza de Armas : La Paz, Lima, Cusco, Buenos Aires …), de magnifiques et imposants palais coloniaux caractérisés par de très jolis patios et d’immenses arcades), et deux autres places caractéristiques et vieilles du XVI / XVIIème siècles, les Plaza de San Francisco d’Assis et la Plaza Vieja.


Etant donné les prix exorbitants (à nos yeux) d’entrée aux musées et monuments, nous nous arrêtons souvent à leur entrée! Par contre, dés que nous voyons un établissement payable en peso cubain (normalement réservés aux cubains), on fonce ! A notre plus grande joie, ces établissements sont souvent des stands de bouffe. Finalement, au lieu de nous nourrir intellectuellement, nous nous sommes bâfrés de friandises pas chères : Glaces, glaces, jus de fruit (refresco), riz au lait, glaces, riz sauté, granité, et enfin … glaces !!


Vedado, l’ex quartier de la mafia américaine


A partir des années 1920, pendant la période de Prohibition aux Etats Unis, Cuba va commencer à développer un tourisme du vice et attirer plein d’étrangers en quête de sensations: jeu, sexe et alcool Une mafia américaine nait et se répand dans tout un quartier de La Havane, Vedado. Cette nouvelle économie souterraine contrôlée par une bande de parrains est tolérée par les dictateurs au pouvoir, qui sans doute s’en mettent aussi plein la poche.


Nous visiterons dans Vedado l’ancien hôtel Capri, le rendez vous des parrains comme Al Capone. C’est dans ce même hotel que plusieurs dizaines d’années plus tard, Fidel Castro et sa bande de révolutionnaires vont s’installer et faire aboutir la révolution !! Dans le hall de l’hôtel maintenant rebaptisé le Habana libre, nous pouvons voir une série de photos rappelant l’histoire du pays, dont certaines très impressionnantes de Castro et ses barbudos armés squattant l’hôtel à leur arrivée dans la Havane, leur saleté et leur accoutrement contrastant nettement avec le luxe de l’hôtel.

Dans le reste du quartier, on ne fait que se balader. Rapidement d’ailleurs, car Vedado, on n’aime pas trop. Les rues sont larges, les résidences énormes, la population habillée tendance, on est loin du La Havane authentique et on se croirait en plein L.A. !! Burghhh !


On ne prendra même pas la peine de faire la queue à Copelia, le soit disant meilleur glacier de la ville, et repartions de suite à pied vers le Centro…

Rencontres à La Havane


C’est à La Havane, la première étape de notre voyage de 30 jours à Cuba, que nous avons pu commencer à nous familiariser avec le mode de vie si particulier qu’ont les cubains. Avec nos yeux nous avons pu les observer, et à leur contact les confronter, pour mieux apprendre à les connaitre. Il n'y a pas un jour ou nous ne nous sommes pas arrêtés au moins 3 fois pendant 20 minutes pour discuter avec un de ses habitants...

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Delma, sa soeur et ses enfants.

Nous ferons donc la rencontre de plusieurs cubains dans la rue, qui aiment beaucoup parler et discuter (nous realiserons cependant plus tard que beaucoup nous accostent avec intérêt). C’est surtout Marco, ce vieux cubain de 75 ans, qui nous aura agréablement surpris et honorés en nous payant deux jus de fruits et en nous offrant un gros cigare ! Nous reverrons Marco par hasard deux jours plus tard et l’avons invité à boire une bière. Nous aurons eu avec lui des conversations très intéressantes.


Nous nous rappellerons aussi de Delma et sa famille, qui un soir de pluie tropicale nous a abrités sous son toit. Nous avons grâce à elle apprit beaucoup sur la vie quotidienne des havanais !


Aussi un poseur de photo à touriste, qui gentiment nous a dit qu’on pouvait le photographier gratuit, en nous expliquant que malgré le tourisme il lui restait un cœur et une âme.


Et bien d’autres…

A doite, le poseur de photo au gros cigare

Marco le prof d'université.

Musica Salsa !!!

Stop!

Partie de base ball dan la rue

Un jazzman sur le Malecon, la promenade de bord de mer de La Havane

La Havane nous a donc fait très vite plonger en plein dans la vie cubaine. Elle a été pour nous une merveilleuse introduction au pays, et en plus que de répondre à nos attentes, elle nous a fait découvrir un visage de Cuba auquel on ne pouvait s’attendre. Notre voyage à travers le pays par la suite confirmera certaines idées que nous nous étions faites sur le pays à La Havane, tout comme fomentera d’autres analyses et opinions sur le pouvoir et la société cubaine. Voir notamment nos articles critiques suivants : ‘Pesos et CUC, une double monnaie’, ‘Le régime communiste de Castro, dictature?’, et ‘Portrait de la famille Potin, des cubains bien ‘castroisés’’.

Au resto avec Maurice et Marlene

Avec Elisabeth et Julien nos collocs de la rue Trocadero!

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