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CUC et monnaie nationale : une double monnaie, une double économie

  

L'Expédition / Amerique Centrale / Cuba / 'Peso ou CUC, une double monnaie'

C’est en aout 1993, pour compenser le manque d’argent du pays que Castro légalise le dollar, auparavant interdit aux cubains sous peine de prison. Le dollar permet ainsi aux cubains d’ouvrir des comptes et de posséder des devises. Et cela permet à l’Etat de pouvoir utiliser ces dollars dans le commerce extérieur, notamment dans l’achat de pétrole ou de produits manufacturés.


C’est à partir de ce moment la que les inégalités sociales vont devenir encore plus importante. Une partie de la population pourra s’offrir un tas de marchandises inaccessibles en pesos dans ces magasins, qui longtemps étaient uniquement accessibles aux touristes et aux diplomates. Beaucoup feront la chasse aux dollars, les rabatteurs de touristes se multiplient, tout ceux qui travaillent dans le tourisme auront beaucoup plus de chances que les autres. A cette époque le dollar vaut 120 pesos.


CHAPITRES :

  

  

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Le tourisme ou la chasse aux CUC


Dans les années 90 le tourisme est une priorité, et devient la première industrie de Cuba loin devant le sucre avec près de 900 millions de dollars de recettes en 1995.


En 2004, le dollar est finalement interdit et remplacé par le peso convertible comme une monnaie d’échanges pour les touristes. Si vous êtes en vacances pour une ou deux semaines à Cuba, les prix ne vous paraitront pas extrêmement chers par rapport à l’Europe, mais pour un routard, Cuba, est l’un des pays les plus chers d’Amérique centrale. Aujourd’hui 1 CUC vaut 24 pesos. En l’espace de 10 ans la vie est devenue très cher pour les paysans ou toute personne qui reçoit son salaire en pesos. Sachant que le salaire moyen d’un paysan, d’une couturière, ou d’un professeur est de 850 pesos par mois soit 35 CUC.

Pour un régime communiste, je trouve que cette double monnaie est souvent cruelle dans le sens où deux économies existent bel et bien. L’une fait le bonheur des uns et l’autre reste le malheur de beaucoup de cubains. Aussi le marché noir (de cigares, de vêtements en provenance des Etats Unis), des  casas particulares  (chambre chez l’habitant) illégales ou encore les grands mères qui se déguisent et qui fument le cigare aux abords touristiques en demandant 1 CUC la photo existe bel et bien. Cette grand mère en l’occurrence gagne énormément d’argent des touristes, nous avons essayé de discuter un peu avec elle de tout et de rien, en vain, il n y a que l’argent qui l’intéresse.


D’autres proposent aux touristes leurs services avec leur voiture ou taxi, en augmentant considérablement le prix, dans l’unique but de récolter des CUC. Par exemple, pour de petits trajets entre des villes de province, qui valent normalement 20 pesos, certains taxis n’ont pas hésité à nous demander entre 20 et 30 CUC (24 fois plus). Souvent les touristes sont considérés comme des machines à billets, cela devient vite insupportable dans les villes très touristiques.

Ou encore beaucoup revendent des cigares qui paraissent vrai (Monte Cristo, Romeo et Juliette, Cohiba) pour des prix 6 a 5 fois moins cher que dans le commerce (les employés étant très peu payés, détournent des centaines de boites à cigares (avec tous les autocollants nécessaires), c’est un vrai business qui rapporte énormément d’argent.

  

Alimentation et rationnement


D’un point de vue général, l’alimentation autre que ce que l’on trouve dans les bodegas (petits magasins de rationnement, il est nécessaire d’avoir son livret) et les habits, chaussures restent chers pour les habitants locaux. Avec leur maigre salaire, le peuple en général ne peut pas aller dans ces petits supermarchés qui ne vendent qu’en CUC. (Shampoing, beurre, lait, pates, sauce tomate…) ou encore les vêtements et chaussures qui sont hors de prix (même prix qu’en Europe).


Il faut savoir que chaque cubain possède un livret de rationnement, où chaque jour il peut acheter une quantité limité de pain, de farine, de haricots, de riz, d’œufs à moindre coût (ces bodegas sont subventionnés par le gouvernement) et par exemple un litre de lait est vendu seulement pour les enfants jusqu’ à 7 ans, (dans une bodega il vaut 0.40  pesos, soit moins de 5 centimes d’euros, dans un supermarché le lait vaut 2,4 CUC).


Les habitants peuvent aussi se procurer, les fruits, le lait, le riz à la ferme ou chez les uns, et les autres qui revendent pour quelques pesos leur mangues, avocats…

Il existe aussi des magasins où on peut se procurer des habits, des chaussures en pesos. Enfin, il existe de nombreuses petites échoppes de rues, où les habitants vendent des refrescos (sorte de boisson sucrée aux fruits et glacée, 1 peso le verre), pizzas (de 5 à 15 pesos), sandwichs (5 pesos) gâteaux (3 pesos). Il y a souvent la queue et parfois nous avons été très mal acceptés avec nos têtes de touristes.


Nous pouvons ressentir que cuba à connue une grave crise économique où la nourriture se faisait rare. Manger est important pour les cubains et on à l’impression parfois qu’ils ont constamment peur de manquer, que ce soit pour se nourrir ou pour se vêtir.

Restaurant


Il existe deux types de restaurants :

  

Musées et lieux culturels


Je pense que la seule fois où je suis presque d’accord avec le système, c’est pour la culture. En effet tous les musées, théâtres, lieux culturels, sont payables en pesos pour les locaux, et en CUC pour les touristes. Dans ce cas les musées valent entre 1 et 10 CUC pour les touristes, ce qui reste raisonnable, et très accessibles pour les cubains (cout entre 1 et 10 pesos, soit 24 fois moins).



Une ségrégation bien réelle


En guise de conclusion, il est certain qu’aujourd’hui, les inégalités sont bien visibles et que la création de cette double monnaie n’a fait qu’accentuer les différences. Aussi c’est une sorte de discrimination, nous les routards, pendant un mois à Cuba, nous l’avons souvent ressentis, en faisant la queue come tous les cubains pour attendre notre pizza ou notre glace à 1 peso. Nous sommes en général mal vus. Aussi, nous avons du parfois prendre des bus locaux, à peine monté dans le bus après que le chauffeur se soit arrêté pour nous prendre au lieu de marcher sous un soleil de plomb ; une jeune fille dans le bus cri au chauffeur CUC !!! ce genre d’attitude est très humiliante, presque raciste, ce jour la le chauffeur nous a bien entendu fait payer en peso.

Lorsque nous rentrons dans un resto à double monnaie, la plupart du temps nous sommes dévisagés, et nous devons expliquer notre cas pendant des heures avant avoir gain de causes. Concernant les bus de voyages d’une grande ville à une autre, il est impossible d’acheter les billets dans les bus cubains, la seule fois ou nous l’avons pris c est de La Havane à Vinales, 12 CUC chacun, pour les cubains autour de 10 pesos. Attention il y a un bus uniquement pour les touristes et un autre uniquement pour les cubains. Pas de mélange !!


Enfin, il y a aussi ces touristes qui ne comprennent rien et ne font même pas la différence entres les pesos et les CUC (beaucoup confondent). Nous avons par exemple aider des italiens qui voulaient payer leur pizzas avec 20 CUC (environ20 euros) au lieu de 20 pesos (moins de 1 euros) Grosse erreur ! Ce genre de bêtises arrive tous les jours dans les villes très touristiques comme Trinidad, par exemple.

Nous comprenons alors pourquoi certains rabatteurs essayent aussi souvent d’arnaquer les touristes en jouant sur la confusion de la double monnaie.

Stand de rue (granite a 1 peso), La Havane

Vieux monsieur connu! En couverture d'un celebre guide de voyage, La Havane

Tableau de rationement

Une casa particulare, Moron

Grand mere au cigare, La Havane

Une bodega, uniquement pour les cubains, Moron

Aliments dans une bodega (en pesos)

Boucherie, Trinidad

Autres produits en pesos, Santa Clara

Notre stand a pizza prefere, La Havane

Restaurant pour cubains, Santa Clara

Au marche de Matanza

Delphine

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