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Notre projet est une expedition sur trois annees:    de septembre 2008 a septembre 2009 : Afrique, Amerique du Sud & Centrale, Oceanie  de septembre 2009 a septembre 2010 : Australie 'Work & Travel'  de septembre 2010 a septembre 2011 : Asie

Voyager sur les chemins du monde, c’est aussi s’arrêter un moment dans des pays, des villes, des villages, qui ont besoin d’aide, qui ont besoin de nous.


Notre tour du monde est  axé sur le désir de s’impliquer dans la vie locale, grâce à la conduite de différents projets qui touchent à la culture, l'éducation des nouvelles générations et l'économie des pays que nous traversons. Nous voulons être actifs et mettre au service des populations dans le besoin nos connaissances en vue d’un meilleur futur.

Nos actions au Bresil


Travail avec des enfants des favelas à Rio de Janeiro

Nos Actions / Bresil / 'Projet Laurent: favelas'

L’intitulé de ma mission était ‘Community work with children’, c'est-à-dire de travailler avec des enfants de la communauté des favelas. Un peu vague, mais complètement différent des intitulés des missions de mes collègues volontaires qui étaient de ‘rénover les favelas’, et de ‘s’occuper de bébés des favelas’.


La première semaine, nous avons tous les quatre eu le même emploi du temps, et nous avons plutôt plus observé qu’agit. Cette semaine d’adaptation était cependant nécessaire et nous aura permis de bien nous familiariser avec les 2 favelas pour qui nous avons travaillé par la suite :

Ma mission avec i2i

Deux à trois après-midi par semaine, j’ai passé mon temps à jouer avec des 6-15 ans à leurs jeux favoris : quemado (la balle au prisonnier), chiky bondeiras (pas de traduction possible), et futchibol (football).


Dans le préau semi couvert de la favela, il fallait savoir éviter les excréments de chien sur le terrain en béton et inhaler les relents d’herbe que fumaient les trafiquants sur le côté. Après 10 minutes de jeu, les enfants sont très vite surexcités et deviennent… incontrôlables.  Ils aiment se provoquer en se tapotant dessus et en dansant des pas de funk, une sorte de break dance / smurf réadapté (que j’adore !).

De par leur caractère un peu sauvage et l’environnement de la favela ou la plupart des relations se basent sur des rapports de force, il a fallu que je m’impose pour me faire respecter et apprécier. Comme j’aime aussi jouer et provoquer, m’intégrer n’a pas été difficile et très vite j’étais choisi en premier lors de la composition des équipes ! A l’inverse de ces pauvres petites anglaises qui ont passé la plupart de leurs balles au prisonnier à rester debout les bras croisés, dans le camp des prisonniers…


Nous avons passé aussi quelques apres midi au dehors de la favela, à se ballader dans les environs et profiter de la nature environnante.

Pour plus de détails sur l’environnement des favelas, voir mon article complet sur les favelas.


J’ai dû donc me battre pour organiser mon emploi du temps et défendre l’intitulé de ma mission, que j’avais payée beaucoup plus chère que mes collègues engagés dans la rénovation de bâtiment. A rester les bras croisés, j’aurais passé mon temps à suivre mon coordinateur Charliche sans trop savoir quoi faire. Comme quoi, dans la vie, pour arriver à ses fins il faut savoir se bouger le c*& !


Tout d’abord fâché avec l’agence i2i (business business), j’étais ensuite content de pouvoir mélanger plusieurs missions et de ce fait voir plus de facettes de la vie des gens des favelas. A raison de 3/4 jours par semaine, j’ai participé aux activités suivantes :-

  

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Favela Julio Otoni: avec environ 5 000 habitants, cette favela est considérée comme petite. Elle est située dans le quartier de Santa Teresa, et est relativement calme au niveau trafic, bien que, dés le 3eme jour, Charliche me raconte que ce même jour des gamins tiraient sur des canettes pour essayer leurs nouveaux flingues.

  

Favela Prazeres : avec plus de 10 000 habitants, Prazeres est la favela la plus haute de Rio et est située à un emplacement stratégique au niveau du trafic de drogue. En 1998, plus de 300 morts ont été déclarés lors de combats avec des trafiquants voisins. A l’intérieur de la favela, on se sent moins à l’aise que dans l’autre,  et on sent de la tension et de l’hostilité.

Rio, du 02 Janvier au 30 Janvier 2009

Je commence mon premier jour de ‘travail’ sur la plage. Charles (prononcer ‘Charliche’), notre coordinateur de projet, avait emmené une quinzaine d’enfants des favelas à la plage de Flamengo, à 10 minutes de notre maison. Avec les 3 autres volontaires on commence à jouer avec les enfants, et on sent tout de suite qu’ils ont beaucoup d’énergie à revendre et que mis à part la barrière du langage, qu’ils allaient être durs à contrôler.


Charliche est très dynamique et très dévoué, mais ... quelque peu désorganisé. Il avait demandé à l’agence i2i 4 volontaires, mais au moment ou il les a eus, il n’était pas très sûr de quoi en faire ! En période de vacances scolaires, les centres d’activités artistiques sont fermés, et les enfants préfèrent vagabonder plutôt que de se coltiner des cours d’anglais et des volontaires qui parlent leur langage avec difficulté.

Activités sportives et ballades

Au début rebutant à peindre des façades, j’ai en fait beaucoup aimé cette activité que nous avons faites 1 à 2 jours par semaine dans la favela de Julio Otoni.

Charliche, pendant la réunion d’association des habitants de la favela, avait promis aux habitants que la rue principale de leur favela allait être relookée pour paraitre plus joyeuse et conviviale. Cette décision a été une véritable réussite !


A coups de brosse et gros rouleaux, nous avons donc repeint les façades de toutes les maisons donnant sur la ruelle principale. En bleu, en jaune, en orange, chaque section de rue avait sa couleur. Le résultat était très satisfaisant, et d’autant plus gratifiant que pendant notre travail nous avons vu toute la population contente et excitée de voir leurs maisons repeintes en couleur. Les enfants venaient nous aider, des adultes nous offraient glaces et boissons, et les trafiquants de drogue souriaient du coin de la bouche. Même si nous étions sur leur territoire, ils voyaient que nous faisions du bien à leur favela et que nous étions inoffensifs par rapport a leur business.


Une petite anecdote intéressante : pour ne pas avoir de problèmes de repérage des planques de drogue par la police, Charliche s’était mis d’accord avec les trafiquants pour ne pas peindre les maisons avec des couleurs différentes, mais plutôt par sections longues d’une dizaine de maisons.

Peinture

J’ai du me battre pour convaincre Charliche de l’utilité de donner des cours d’anglais, et au final, j’y suis parvenu. Il pensait que le problème était la continuité une fois les volontaires partis. Je pense personnellement que tout cours est bon à prendre, et surtout pour ceux qui apprennent l’anglais à l’école et qui ont envie d’apprendre.


A la favela de Prazeres, nous avons donc rassemblé un petit groupe de 5 gamins de 14/16 ans qui avaient déjà pris quelques cours à l’école.  Deux matinées par semaine, je leur ai donné des cours d’anglais dans le centre communautaire de la favela, en utilisant comme d’habitude les moyens du bord. Tableau rikiki, pas de livre, pas de support audiovisuel, pas de cahier, du bruit tout autour. Mais bon, en tant que volontaire, on apprend à faire avec, et au final, on y arrive toujours.

Après 4 semaines je suis content des cours que j’ai donnés. Les enfants, bien qu’indisciplinés ont été volontaires et ont bien assimilés plusieurs notions. Ils ont aussi compris l’importance d’apprendre une langue étrangère et qu’en plus de draguer des étrangères ils pourront trouver de meilleurs jobs et pourquoi pas dans le tourisme.


C’est dur de voir tous ces enfants à fort potentiel victimes de l’environnement dans lequel ils vivent, qui avec des moyens pourraient réussir dans la vie mais qui sont vite freinés voir bloqués par le système des favelas.

Cours d'Anglais

Comme au Mali, même si mon action était limitée et infime par rapport aux besoins des populations, je pense qu’elle en valait la peine. Cumulée aux actions des autres volontaires et acteurs sociaux, elle peut faire chez certains une différence et leur permettre de ‘s’en sortir’. Dans la dureté de la vie quotidienne des jeunes et adultes, nous leur apportons un peu de gaieté et du soutien. Pour les enfants, nous leur montrons la vision d’un  monde meilleur, et accessible.

Laurent

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