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Nouméa

L'Expédition / Trans-Pacifique / 'Nouvelle Caledonie : Nouméa

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Juin - Juillet 2010

En 6 semaines passées en Nouvelle Calédonie, nous avons passé au moins 4 semaines à Nouméa. Nous étions logés chez la famille, dans l’appart de mes oncles et tante paternels situés dans le beau quartier résidentiel de Val Plaisance. Ma tante Christine étant à l’étranger, mon oncle Ari la plupart du temps en brousse à Houaïlou où il dirige une mine de nickel, nous avons finalement vécu ‘seuls’ en collocation avec mon cousin Alex, revenu en France depuis peu. Pendant notre séjour Alex n’avait pas encore repris le travail et s’est occupé de nous comme un véritable guide local.


La première adresse qu’il nous a recommandée est celle d’OCEANIA, la petite épicerie du coin tenue par des viets où l’on achète les meilleurs nems de Nouméa. Alex a su nous prendre par les sentiments, notre dernier nem remontait à Bamako (scène irréaliste d’une petite viet à la peau toute blanche friant des nems dans les rues poussiéreuses d’une capitale de l’Afrique noire), soit il y avait plus de 18 mois. Pas de doute ces nems sont excellents, presque aussi bons que ceux de ma grand mère, OCEANIA est devenue notre cantine du midi quasi quotidienne…

En très peu de temps, nous rattrapons les longs mois sans notre nourriture préférée : le vietnamien : pho (préparé par mon oncle Ari), bo bun (préparé par toute la famille), nems ...

A la fin de 22 longs mois de voyage et à l’aube de notre reprise professionnelle en Australie, nous étions à Nouméa dans un état d’esprit particulier, en phase transitoire.


Tout d’abord nous avons du remettre les pieds sur terre. Après 6 mois passés sur un bateau, ca faisait en effet tout drôle de retrouver de l’espace et de l’immobilité. L’appart nous paraissait immense, la cuisine, la salle de bain et les WC des endroits de grand confort. Plus besoin de pomper à la main pour tirer la chasse, de s’accrocher pour cuisiner, de se verser des sceaux d’eau de mer sur la tête pour se laver !


Dans la ville, on se sentait un peu comme des extra terrestres débarqués d’une autre planète. Le soir de notre arrivée, avec Alex et ma cousine Eva (qui était sur place nos 3 premiers jours avant de repartir chez elle en Inde), nous sommes sortis à La Bodega, un bar branché sur un ponton de l’Anse Vata. Le bar était archi bondé et peuplé à 95% de zors en furie. Un live band crachait du son, tout le monde gesticulait, buvait, se trémoussait dans leurs habits de soirée. Moi, j’étais en tatanes, mon unique chemise jaunie et tâchée de 2 ans de voyage, et je ne comprenais rien à ce qui se passait. Soudainement nous étions bien loin des iles de la Polynésie Française, de la tranquillité et des coutumes, de la sérénité qui nous englobait pendant notre voyage sur les eaux du Pacifique… Nous sommes bels et bien revenus dans le monde MODERNE, celui où les gens doivent consommer pour s’occuper, être au top pour bien paraitre, se montrer pour ne pas se faire oublier… Comme dans un film, au ralenti je me frais un passage entre les gens, la musique résonne, bat, les lumières s’orientent dans toutes les sens avec des effets stroboscopiques. Je me sens étranger, et j’ai du mal à retrouver mes sensations ‘underground’ de Londoner…. Qu’on sorte vite de là !!!

Avant de reprendre notre vie moderne dans les affaires à Sydney, il va falloir se réadapter. Tourner la page du voyage, et reprendre ses marques. Nouméa, ville moderne, mais entourée d’eau et peuplée de voiliers qui nous rappellent notre long voyage sur l’océan, se prête finalement bien à cette phase de (ré)adaptation.


Mémé Yolande et Pépé René, les grands-parents de mon cousin Alex, habitent à 50m de l’appart.  Le weekend et certains midis, ils nous invitent à manger pour des repas de famille. Que ça fait du bien de retrouver cette ambiance chaleureuse !! Nous sommes accueillis comme des rois, et avons la chance de gouter à plein de petits plats, comme le succulent ‘crevettes au curry’ de Yolande ou les picots grillés (poisson de lagon) de René. Yolande est une fervente caldoche et nous apprend beaucoup sur la Nouvelle Calédonie. Réputée pour avoir de la personnalité, elle est adorable avec nous, l’instinct familial prend le dessus nous ne sommes plus des zors comme les autres ! Nous passons du temps aussi avec Morgan, un cousin d’Alex qui travaille en tant que graphiste au quotidien Les Nouvelles, Stéphane, un oncle d’Alex qui bosse pour une mine de nickel, et Manu, la cousine de Stephane qui travaille dans une école en brousse en tant qu’aide psychologue. Toute une ambiance familiale qui me réconforte, me rapproche de mes racines. Je sais aussi que mes grands parents vietnamiens ont vécu plus de 10 ans à Nouméa, mon père est aussi venu leur rendre visite à maintes reprises et connait bien le coin. Sans y avoir vécu je me sens bien ici, je sens la présence de mes racines flotter dans l’air que je respire.

De droite à gauche : Pépé René, cousine Eva, tonton Ari, cousin Alex, oncle Stéphane, cousine Manu, Mémé Yolande, Laurent, Del

La période de réadaptation à peine commencée, dès une semaine après notre arrivée, je reçois un email d’Australie. Mon contact de Perth m’a mis en relation avec un directeur de Sydney, je dois l’appeler pour discuter une embauche potentielle.


Nous nous étions donnés 2 mois pour visiter la Nouvelle Calédonie, mais très vite la pression monte, nous devons préparer notre arrivée sur Sydney et notre réinsertion dans la vie professionnelle après prés de 2 ans de voyage.


Je réalise d’ailleurs un aller-retour express sur Sydney pour aller passer un entretien d’embauche.


Nous ne sommes à Nouméa plus comme de simples touristes ou voyageurs. Nous passons beaucoup de notre temps à nous conditionner, travailler sur nos embauches et les questions pratiques de notre installation en Australie. Nous nous accordons tout de même quelques breaks, Nouméa regorge de beautés et il serait bête ne pas en profiter !

En fin de journée, j’aime aller courir autour de Ouen Toro (petite vallée qui surplombe le lagon), puis le long de l’Anse Vata et de la baie des citrons. Les couleurs sont belles, les kite surfers et windsurfers me font rêver, l’ambiance du bord de mer des baies est agréable… Au loin se dressent les fameux Mont Dore et Mont Koghi, de véritables murailles brutes de nature qui dominent Nouméa de leur hauteur (cf album photo ‘randos et ballades, les paysages de la Nouvelle Calédonie’).


Nouméa est une ville à la topologie intéressante. Entourée d’eau sur trois côtés, Nouméa est aussi très vallonnée, parsemée de plein de petits quartiers tantôt en hauteur tantôt dans les creux des vallées. Un jour Alex nous emmène à ‘l’antenne’, un magnifique point de vue sur 360degC de Nouméa. A ne pas manquer ! Nous voyons entres autres le centre ville, les différents baies et marinas, le port commercial à côté de la fameuse usine de traitement de nickel, la plus vieille de l’ile. Au loin le phare Amédée et la barrière de corail, limite entre le lagon et la haute mer.

Nous avons aussi profité de la venue des parents de Delphine pour voir le Nouméa culturel, dont le superbe centre Tjibaou, construit en hommage au révolutionnaire kanak assassiné par des frères ennemis pendants les événements des années 80.

Vue sur le lagon du haut de Ouen Toro

J’ai aussi passé beaucoup de temps avec Alex à boire du kava dans les ‘nakamals’, en général en fin d’après midi à la tombée de la nuit. Le kava est une racine originaire des iles Vanuatu, qui se boit traditionnellement lors de cérémonies ou plus généralement dans des ambiances coutumières. En Nouvelle Calédonie, la pratique s’est démocratisée et l’on retrouve plein de lieux (les nakamals) où des gens se retrouvent ensemble pour ‘lever’, c’est à dire boire une ou deux selles de kava aux effets légèrement relaxants. C’est aussi l’occasion de se retrouver dans un endroit calme, et discuter tranquillement sans pollution sonore ou visuelle.

Des dizaines et dizaines de kite surfers sur l'ilot Maitre en face de Noumea

En parlant de pollution sonore et visuelle, je me suis finalement vite remis aux joies et à l’effervescence des soirées disco ou techno, en allant swinguer au Cristal de la baie des Citrons ou au Pop Light de l’Anse Vata. Alex a une bonne bande de potes fêtards, et j’en ai bien profité. Delphine, moins dans le mood de la fête nous a accompagnés une fois – et pas qu’un peu mon neveu – il fallait la voir danser sur le podium avec son verre de champagne à la main !!


Nous garderons aussi comme bon souvenir de Nouméa notre rencontre avec Gerda, coiffeuse et amie de la famille, qui a relooké Delphine gratuitement pour la faire poser sur des photos qui sortiront dans un magazine au mois de Septembre 2010.

Au salon de Gerda, entre séances coiffure, photos et maquillage

Soirée à la maison, où nous cuisinons pour Gerda et une amie à elle un ‘mahi mahi à la vanille’

Le dernier weekend avant notre départ, sous une journée de ciel bleu sans nuage, nous nous payons un bateau taxi pour nous emmener de l’anse Vata à l’ile aux canards. Après près de 6 semaines passées sur l’ile, nous lézardons pour la première fois sur la plage, et nous nous lançons dans l’eau gelée à 25ºC. En Polynésie, nous avions l’habitude du 30ºC !! Nous allons explorer le jardin de corail de l’ilot, découvrons de multiples poissons coralliens, certains sont énormes on voit qu’ils sont nourris régulièrement !


Nous profitons aussi d’un spectacle impressionnant, à ne pas louper en période d’alizés, une cinquantaine de planches à voile tirant des bords entre l’Anse Vata et l’ile aux canards. Certains sont très expérimentés et tentent quelques figures de style pour épater les minettes de l’ile aux canards, j’avoue avoir moi-même été impressionné.  

Mercredi 4 aout, 6h00 du matin, sous une pluie fine et dans la pénombre de la nuit, nous embarquons dans le 4x4 de Pépé René, avec nos 60kgs de bagages. J’ai un peu la tête comme une pastèque, l’apéro d’au revoir de la veille a été un peu trop arrosé. Petit à petit, nous sortons de Nouméa, nous nous dirigeons vers l’aéroport de Tontouta à 40km de la ville. Cousin Morgan a aussi décidé de nous accompagner a l’aéroport de bonne heure, c’était très sympa de sa part.


8h30 nous nous envolons, direction l’Australie, notre destination finale dans cette longue traversée du Pacifique, mais aussi celle de notre première grande partie du voyage, que nous achevons ici après près de 2 ans d’exploration et de rencontres.

Une page de notre voyage se referme, une autre s’ouvre, toute vierge…