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Chapitre 10 : Traversée en mer du Costa Rica aux iles Galápagos

L'Expédition / Trans-Pacifique / 'Chapitre 10'

Du 30 mars au 08 avril 2010

TAGOMAGO au quai à Golfito, Costa Rica

Mardi 30 avril 2010, 23h30, nous larguons les amarres depuis notre emplacement au quai de la marina ‘Samoa del Sur’ à Golfito. Quelques minutes plus tôt, le signal du départ avait été lancé par notre capitaine démarrant soudainement le moteur. Un bruit qui nous arrache du silence de la nuit et nous ramène en quelques secondes sur le pont. Bloqué depuis plus de 3 heures par la marée basse, l’équipage s’était assoupi en attendant que l’eau remonte et libère de la vase la quille plantée du TAGOMAGO.


Tranquillement nous sortons du Golf Dulce, doublons le dernier cap pour ne voir plus que l’horizon. Les côtes du Costa Rica et de l’Amérique toute entière s’éloignent doucement derrière nous, nous gagnons enfin la haute mer, quel plaisir !


Avec Delphine nous franchissons une première étape importante de notre nouvelle aventure. Très vite nous avons fait connaissance avec notre équipage, et forts de nos trois derniers mois passés au Panama, nous sommes déjà bien amarinés et à l’aise avec le monde technique de la navigation. Nous sommes excités de nous lancer avec le TAGOMAGO, un bateau racer de 41 pieds avec lequel nous avons déjà confiance et hâte d’apprivoiser.



Au niveau de l’ambiance, Fréderic notre capitaine nous a de suite mis à l’aise. C’est dans la bonne humeur, une ambiance chaleureuse et amicale que nous nous requinquons d’une épreuve difficile au Panama et des mésaventures avec le Tin Hao.


CHAPITRES :-


- Présentation du bateau et de l’équipage

- Du Costa Rica à l’ile Coco : une navigation tranquille

- L’ile Coco, un petit joyau perdu dans l’océan

- De l’ile Coco aux Galápagos : au pré-serré à fond dans les alizés

Présentation du bateau et de l’équipage


D’après Fred’, ancien professeur de voile et passionné de régates, un bateau fait la différence quand il sait optimiser les critères suivants : état de la coque, poids du bateau, qualité de l’équipage.


Quasiment à chaque escale, la coque du TAGOMAGO se fait bichonner pour rester lisse et belle. Une coque de première qualité, donc, qui saura percer les vagues et glisser sans frotter.


Le TAGOMAGO est en matière plastique et donc relativement léger. On gagne 10 tonnes par rapport au Tin Hao ! Même si le capitaine pense que nous nous trainons au départ, je ne me fais pas trop de souci, car en pleine ZIC (zone de vent très faible) les litres de diesel vont vitre être absorbés et les boites de confit de canard, bières, pastèques et kilos de patates vite avalés…


Quant à la qualité de l’équipage, nous partons lourds d’expérience. Présentation :

Fréderic, capitaine du bateau, réalise en ce moment un tour du monde à la voile sur deux années. Passionné de voile et de régates, il navigue depuis tout petit et a choisi le TAGOMAGO pour ses performances de racer. Fred’ est un bon capitaine, il adore les chips, est humain et attentionné, et n’hésite pas à nous transmettre tout son savoir sur la navigation.

Jean-Pierre, aussi passionné de voile et de régates, est venu partager l’aventure avec son frère pour la grande traversée du Pacifique. Moniteur de voile au Club Med dans sa jeunesse, il a su garder son humour de GO et contribue grandement à l’ambiance du bord.

André, ami de Fred’ et propriétaire de son dernier bateau, l’accompagne depuis les Canaries et jusqu’aux Galápagos. En plus que de savoir naviguer, André est aussi passionné de pêche, marseillais, adepte de la mauresque (pastis + orgeat) et du corned beef... Des qualités qui participeront largement à l’alchimie et l’esprit de cohésion de l’équipage

Et nous alors ? Nous n‘avons pas beaucoup d’expérience en navigation, mais d’autres qualités et surtout une soif énorme d’apprendre, de partager et de vivre cette grande aventure !


Autre élément clé de la traversée, l’architecture du TAGOMAGO et sa voilure. Nous savons déjà que ce Dehler 41 est puissant, bien toilé et taillé pour fuser à grande vitesse. Avec Delphine nous aimons ce nouveau concept, plus sportif et donneur de sensations. Nous savons que Fred’ et Jean-Pierre feront le maximum pour optimiser ses performances, comme en régate. De l’énergie, de l’action, on adore !!

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Du Costa Rica à l’ile Coco : une navigation tranquille


Au menu pour cette première étape de traversée, 300 miles nautiques (env. 550kms), une mer calme et un vent faible voir inexistant, caractéristique de la fameuse zone du ‘pot au noir’, la zone d’inter convergence intertropicale bien connue des marins.  Ces 3 premiers jours, nous ne ferons que très peu de voile, nous ‘reposant’ principalement sur le moteur qui tournera plus de 70% du temps.


Sans houle, sans gite, sans roulis ni tangage, nous nous adaptons tranquillement à bord du TAGOMAGO. La vie à bord est tranquille, confortable. La journée le soleil tape très fort, nous jouons à la chasse à l’ombre dans le cockpit et sur le pont. A l’intérieur, on crève de chaud. Nous profitons à fond d’une des merveilles du TAGOMAGO : sa plage. A l’aide d’un seau qu’on plonge directement dans l’océan depuis la plage, on se rafraichit à l’eau du Pacifique qui atteint par ici les 33ºC. 


Une autre activité : la pêche, dirigée et orchestrée par André qui manie avec beaucoup de professionnalisme sa ligne de traine et rapalas (leurres de très bonne marque). Dès le premier jour, le poisson mord. André nous ramène un petit thon rouge que nous dégusterons en tartare, coupé en petits filets et mariné dans du jus de citron vert. Mmmmh…

Par la suite et jusqu'à l’ile Coco, nous n’avons pas de chance, car même si nous avons réussi à ramener dans le sillage du bateau une dorade coryphène, un thon jaune et surtout un gigantesque marlin (type d’espadon d’environ 2 mètres, 60 kilos), le fil a lâché à chaque fois et au final nous n’avons rien pu ramener à bord... La pêche en haute mer n’est pas un sport facile !

Quand le vent se lève un peu, on sort les voiles. 50 m2 de grand voile, 50 m2 de génois, le TAGOMAGO a une grosse voilure et file même par petit temps. Avec Delphine nous sommes impressionnés par la puissance du bateau. La navigation sur le Dehler 41 est un sport, et nous sommes fiers de faire partie de l’équipage et de continuer de gagner de l’expérience grâce au coaching de notre capitaine, de Jean-Pierre et d’André. J’ai l’impression d’apprendre à la vitesse grande V, et j’ai hâte de bientôt savoir parfaitement maitriser le bateau!



Entre navigation, pêche, bouffe, plage et bavardages, les 3 jours qui nous amènent à l’ile Coco passent vite. Nous faisons très vite connaissance et vivons à bord comme une équipe. L’ambiance est excellente, les blagues fusent et nous passons beaucoup de temps à rigoler. Delphine s’affirme en tant que la seule femme à bord, et de par sa personnalité se forge une place importante dans l’équipage. Personnellement j’ai l’impression d’être enfin moi, de me lâcher un peu sans devoir trop faire d’effort. Le jour et la nuit avec le Tin Hao où je passais trop de temps à faire de la diplomatie et agir avec retenue pour ne pas froisser la sensibilité trop déroutante du capitaine.

Jean-Pierre en plein coaching

Delphine au reveil dans le cockpit

En mer, la navigation est continue, et il nous faut gérer notre activité de jour comme de nuit. Pour les quarts de nuit, je suis d’équipe avec Jean-Pierre, tandis que Fred’ est de paire avec André et Delphine hors-quart. Nous fonctionnons en 3 quarts de 4 heures chacun:

  


avec inversion des plages horaires d’un jour à l’autre.


Jean-Pierre, en tant que pur régatier, essaie toujours d’optimiser les performances du bateau : réglage des voiles, de l’allure et du pilote automatique. Sa spécialité : La VMG, ou vitesse de remontée au vent, très important au pré-serré et quand on suit un cap dans le lit du vent. Pendant les quarts de nuit, Jean-Pierre me forme à la VMG et à ‘jouer à la molette’, c'est-à-dire changer la consigne du pilote automatique au degré près pour remonter le vent le plus prés possible et gagner des miles au cap. Comme il dit, la différence se fait toujours au pré-serré!!


Jusqu’à l’ile Coco, les nuits sont orageuses et nous ont plongés dans des ambiances parfois très saisissantes.

Nous sommes entourés de gros nuages noirs. Parfois des éclairs jaillissent, on peut distinguer parfaitement la foudre qui tombe, entendre l’orage tonner. Depuis notre petit bateau entouré d’eau à l’infini, la pénombre et le ciel menaçant qui nous enferme, nous sommes au cœur d’un spectacle de grande nature. Jean-Pierre qui a bossé chez France Telecom et connait plein d’histoires sur la foudre, n’est pas tout le temps rassuré et surveille de prés les champs orageux. On aura finalement beaucoup de chance, car nous passerons tout le temps tout juste en travers. Ouf.


C’est en fin d’après midi, 65 heures environ après notre départ, que nous voyons à l’horizon la terre ferme se former. L’ile Coco n’est plus qu’à une trentaine de miles !

Mais bientôt il fait nuit noire, la lune n’est pas encore sortie et n’ayant pas de carte précise de l’ile, le capitaine décide de rester un peu à distance pour ne pas risquer d’aborder un rocher. Toute la nuit nous tirons des bords à une dizaine de miles des côtes. A 7h30, Del vient me réveiller, tout l’équipage est dans le cockpit, nous sommes au pied de l'ile Coco, verdoyante, magnifique !!

L’ile Coco, un petit joyau perdu dans l’océan


Dans la baie principale de l’ile où quelques autres bateaux sont déjà au mouillage, nous jetons l’ancre une première fois. Pas de chance, l’ancre se coince entre 4 rochers. Je me propose d’aller jeter un coup d’œil pour tenter de la décrocher. Je plonge, me hisse vers le fond le long de la chaine. Que vois-je ? L’ancre effectivement coincée, plein de jolis poissons coralliens et … un requin !! Il n’est pas très gros, moins d’un mètre, mais s’approche de moi. Je remonte à la surface, crie ‘Ya un requin !’, puis reste quelques secondes la tête hors de l’eau. Je rejette un coup d’œil : ouf, il n’est plus là. Je fais abstraction du requin, puis replonge à plusieurs reprises pour tenter de décrocher l’ancre. Pas moyen, je n’ai pas assez d’apnée pour prendre appui au sol et tirer l’ancre de force.


André se munit d’une ceinture de plomb et se jette à l’eau. Dés le 2ème coup, il décroche l’ancre. J’ai encore des progrès à faire !!

L’ile Coco est une réserve naturelle protégée et classée au patrimoine de l’UNESCO. Perdue dans l’océan, à plus de 500 kms des côtes, Coco est un petit joyau à l’état brut. Sur ses parois rocheuses, des arbres tropicaux verdoyants se mêlent à une sorte de mousse verte sauvage, des cascades se jettent depuis les sommets jusqu'à la mer. L’eau qui entoure l’ile est d’un bleu foncé limpide, chaude et peuplée d’une faune riche et variée. Un vrai petit paradis !

A l’occasion d’autres bains de mer je verrai de jolis poissons, une raie noire et d’autres requins à pointe blanche. Les responsables de la réserve nous avaient rassurés : l’ile Coco est aussi le paradis des requins, mais ceux-ci sont inoffensifs. On peut voir des requins marteau, requins à pointe blanche, requins baleine et requins tigre (pas si inoffensifs que ca !!).

De l’ile Coco aux Galápagos : au pré-serré à fond dans les alizés


On s’éloigne d’Isla Coco en fuyant la pluie. L’air est lourd, le ciel est gris et parsemé de nuages pluvieux. Cette ambiance sombre et pesante rend l’ile encore plus sauvage, belle. Tout en voguant vers le large, nous profitons de ce dernier moment de partage avec la terre.


Dés notre départ, André déploie sa ligne de traine. Il est déterminé pour ramener quelque chose, nous n’avons rien pêché depuis 4 jours et l’équipage commence à taquiner sévère ! Après quelques heures infructueuses, André, un peu abattu, est persuadé que les dieux sont fâchés avec nous. Deux jours plus tôt, nous les avions insultés en refusant un cadeau majestueux de leur part, un marlin de 60kgs que nous avions finalement préféré remettre en liberté. Depuis, nous nous sommes faits avaler deux rapalas (leurres de très bonne marque), avons cassé le fil deux fois et tout juste manqué de pêcher… un oiseau. Il ne nous reste pour pêcher qu’un poulpe fluo et un leurre Décathlon qui flotte au lieu de nager. On fait avec les moyens du bord !


Jusqu’aux Galápagos que nous atteindrons 425 miles et 90 heures plus loin, nous n’attraperons plus rien du tout. Nous sommes ‘brocouilles’ comme dit André. André et Delphine essaieront même de peindre le poulpe avec du vernis à ongles ESTEE LAUDER pour le rendre plus sexy, plus appétissant. En vain.

Nous resterons en tout 32 heures au mouillage. Au programme, une balade de deux heures dans la jungle, un diner de fête gastronomique (merci pour les confits de canard papa !), du rhum de Martinique, des bonnes rigolades et une expédition ‘gazole’ menée par André chez un bateau russe voisin.


Dimanche 4 avril, 13h45, reposés et contents de notre petite escale sur l’ile Coco, on repart en mer. Direction les iles Galápagos, cap Sud-Sud Ouest, à 425 miles (env. 800kms) d’Isla Coco.

Le don des dieux : le marlan de 60kgs

Environ 20 heures après le départ, le lundi 5 avril au matin, on coupe le moteur. Neptune n’est peut être pas avec nous sur la pêche, mais aujourd‘hui Eole nous sourit et nous donne un bon coup de souffle.  Entre 15 et 20 nœuds de vent de direction sud-est, un vent parfait pour foncer au pré-serré!


La mer est peu agitée, le vent souffle de manière continue, avec un ris dans la grand voile et une marque dans le génois, le TAGOMAGO est réglé à l’optimum. Capitaine Fred’ annonce que c’est un bon moment pour barrer, s’entrainer un peu et s’amuser. Nous sommes tous dans le cockpit, le bateau est à la gite, nous nous relayons tour à tour à la barre et apprécions en groupe ce bon moment d’action. Avec Delphine nous nous entrainons à bien sentir le bateau, serrer le pré au maximum en l’empêchant de trop lofer. On y passera toute la journée, quel plaisir !

Compte tenu de l’allure et de la gite, la vie à bord change et nous devons nous adapter. La nuit, quand je suis hors quart, je dois dormir dans le carré pour ne pas écraser Delphine dans la cabine, ca gite trop ! La cuisine devient aussi un sport, un jeu d’agilité et d’équilibre… Faire une simple salade ou un riz cantonnais devient un vrai challenge !


Les alizés du sud-est nous amèneront jusqu’aux Galápagos, que nous atteindrons le jeudi 8 avril au matin. 3 jours de voile non-stop au pré-serré, enfin du sport !

Au programme pour nos 5 jours aux Galápagos : petits travaux d’entretien sur le bateau et visite de quelques sites touristiques. Nous serons aussi tristes de dire au-revoir à notre ami André qui rentre le 15 avril sur Marseille, après plus de 4 mois passés en mer et une traversée de l’Atlantique. Nous accueillerons en échange Olivier, un jeune français de 30 ans qui fait un tour du monde en voile et vélo.


Prochain départ le mardi 13 avril, direction les iles Marquises à plus de 3000 miles (5500kms) …

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