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Chapitre 1 : Arrivée au Panama et préparation du bateau

L'Expédition / Trans-Pacifique / 'Chapitre 1'

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Du 5 au 20 janvier 2010

Après 6 mois de liaison par internet, ce mardi 5 décembre 2010, nous avons enfin pu rencontrer notre capitaine Jacques et son bateau Tin Hao, en vrai! Ca faisait drôle d’enfin rencontrer Jacques que nous ne connaissions que par email, mais que nous connaitrons bientôt très bien quand nous vivrons ensemble les 6 prochains mois confinés dans un bateau au beau milieu du Pacifique…


Que pensait-il quand il nous a vus tous les deux débarquer avec nos 6 sacs ? De notre accent parigo et de nos histoires interminables sur les autorités panaméennes et notre mésaventure à l’aéroport de Cancun... Sûrement pas grand-chose finalement, car Jacques vit à 10 000 lieux de tout ça, et était surtout content d’enfin nous rencontrer et de nous mettre de suite dans le bain.


Sa compagne Sylvie (aussi membre de l’équipage) étant coincée en France jusqu'à la fin du mois de janvier, nous avons 3 bonnes semaines pour finir de préparer le bateau, passer le canal, faire l’avitaillement puis enfin prendre le large.


Les 10 premiers jours nous sommes restés tous les trois dans une marina nichée dans le parc protégé de Portobelo, sur la côte atlantique à 2h30 en bus de la ville de Colon. Dés notre arrivée à la marina nous avons embarqué sur le bateau, mouillé à une centaine de mètres du rivage et des installations de la marina.


Changement de décor. L’aventure commence !


SOUS CHAPITRES :-

  

Découverte du bateau


Nous sommes arrivés dans la nuit du 5 janvier sur le TIN HAO. Il a été construit pendant 20 ans par Jacques passionné de voile, petit à petit dans un terrain du sud de la France. Cet immense bateau de 14 m de long est tout en bois à l’intérieur comme à l’extérieur et possède une coque tout en acier.

Chaque recoin ou petit espace est utilisé en placard ou contient les éléments nécessaires au bon fonctionnement du bateau.

De mes lectures et de tout ce que l’on avait pu me dire je n ai pas été étonnée par l’étroitesse des lieux, la petitesse de notre cabine et le peu d’espace pour ranger nos affaires. Par contre dés la première nuit passée, c’est plutôt la promiscuité des uns et des autres qui m’a surprise. Avec cette impression d’être tout le temps les uns sur les autres, c’est plutôt cela le plus désagréable dans l’affaire. Laurent a eu un petit choc je me souviens le premier soir, il pensait que l’on aurait un espace juste devant le lit et non tout de suite le lit. Moi je pensais que l’on aurait une porte pour fermer notre cabine, et non, c’est un simple rideau. En fait notre lit a une forme de V, alors parfois Laurent met ses jambes en diagonale pour pouvoir les étirer.

Préparation et cours de matelotage


Une croisière hauturière à travers le Pacifique demande beaucoup de préparation. Nous allons passer beaucoup de temps au milieu de rien, loin de tout et de tout le monde, et devons être sûrs de n’avoir rien oublié avant de partir !


Notre capitaine Jacques a rejoins son bateau le 1er décembre 2009, soit un mois avant notre arrivée et près de 2 mois avant le départ pour la Pacifique. Le bateau n’avait pas été entretenu depuis 9 mois et avait besoin d’un bon check-up et de quelques réparations : groupe électrogène, moteur, WC, matériel radio etc. Pour Jacques, tous ces petits travaux ne sont pas un problème : il a construit lui-même son bateau et le connait donc par cœur. Quand Delphine lui dit ‘dis donc Jacques, t’es un vrai bricoleur’, Jacques lui répond ‘euh, tu sais, c’est un peu plus que du bricolage…’. Un bateau, en plus que d’être une maison flottante, doit aussi produire toute son énergie et résister aux forces parfois violentes de la nature : mer, vent, pluie, orages, chocs etc.

Dés que nous sommes arrivés, nous avons de suite aidé Jacques à finir les travaux de préparation, ce qui nous a permis également de nous familiariser avec le bateau et tout le vocabulaire marin. Car quand on navigue, il est important d’appeler les choses par leur nom, au risque de ne pas se faire comprendre ou de se faire engueuler par un marin expérimenté. Apprendre à réagir face à un ‘ il faut que tu vérifies que la drisse soit claire puis la frapper sur le point de drisse. Engager la ralingue du génois dans l’étai creux. Sur l’enrouleur, vérifier que la drisse et la têtière sont fixées à une masselotte’.

Sur le pont, il n’y a pas des cordes, mais des cordages, qui s’appellent ‘écoute’, ‘aussière’, ‘amarre’ etc. Des noms techniques, il y en a plein, et au début on s’y perd un peu car on a l’impression que chaque objet, même des plus communs, a un petit nom spécifique. On en vient à avoir peur d’appeler ‘une table’ ‘une table’ !


Dans les premiers jours, ça m’a d’ailleurs valu une petite bêtise. A force de dire ‘oui oui’ à tout ce qu’on me dit et m’explique, j’ai failli faire couler l’annexe. Quand un soir je la remontais en suspension (pour ne pas se la faire piquer la nuit), Jacques me dit ‘bon ce soir j’enlève le nable’. Comme d’habitude, j’ai répondu ‘OK pas de problème’. Le lendemain matin, quand j’ai remis l’annexe à l’eau, elle a sauvagement commencé à se remplir et s’enfoncer dans l’eau. Jacques en se tirant les cheveux me rappelle qu’il avait enlevé le ‘nable’. Ah, le ‘bouchon’ tu veux dire ?


Laissant à notre capitaine le soin de finir les travaux techniques (réparation des circuits à pompe, installation de câbles à 15m en haut du mat), nous avons effectué les tâches suivantes :

  

Nous sommes aussi à plusieurs reprises allés faire les courses, de nourriture et d’équipements pour le bateau. Ces virées étaient de véritables expéditions, notre marina étant perdue sur la côte sauvage et située à pas moins de 2h de bus d’un village ‘civilisé’.


Nous reviendrons plus tard sur l’avitaillement et les stocks de nourriture, une étape essentielle qui se prépare intelligemment avant de se lancer en mer un mois sans escale.

Parallèlement à la préparation matérielle du bateau et de notre traversée, nous nous formons petit à petit à vivre sur le bateau, apprenons à le faire fonctionner et naviguer.


Notre capitaine nous a appris à faire les nœuds marins principaux (chaise, cabestan, taquet…), essentiels à la navigation mais aussi à la sureté de tous.

Delphine conduit l’annexe tous les jours et zigzag de moins en moins. Je m’entraine à faire fonctionner les winchs et les taquets. Jacques nous décrit petit à petit les fonctions de chaque équipement, les procédures pendant les manœuvres, la sécurité (90% des gens qui tombent à l’eau ont la braguette ouverte ou la bouche encore remplie de vomi), les quarts de nuit… J’ai aussi commencé à lire les cours de navigation et de météorologie de Jacques, que c’est compliqué !! La trigonométrie sphérique, les champs magnétiques, je me suis replongé dans mes cours de Maths Sup en me rendant compte que j’avais tout oublié !


Bref - petit à petit, on se met dans le bain. Le bateau est encore amarré, mais on se prépare, pratiquement et mentalement. En cette fin de semaine, 10 jours après notre arrivée, nous allons enfin partir, tester le bateau et réaliser nos premières manœuvres. Nous positionner à l’entrée du canal de Panama, caréner, puis passer le canal pour déboucher… dans le Pacifique !! 


La suite de nos aventures dans le prochain chapitre.

Delphine et sa combi à l'envers !

Préparation des aussières pour le passage du canal de Panama

Lorsque l’on sort de notre mini cabine, sur la droite ce sont les toilettes, un petit évier et de nombreux rangements pour les médicaments, trousses et linges de toilettes. Cette salle de bain est toute petite et les toilettes fonctionnent avec un système de pompe.

Ensuite, nous avons le carré qui se constitue de la table à manger et de jolies banquettes jaunes tout autour.

Juste à côté du carré se trouve la cuisine avec 2 éviers bien distincts, un à l’eau de mer et l’autre à l’eau douce. Ces deux eviers fonctionnent avec une pédale qui actionne une pompe qui fait circuler l’eau directement de la mer ou des cuves d’eau potable.


Puis à gauche des éviers il y a un frigo, et enfin une cuisinière à gaz avec four intégré monté sur un système de balance qui permet de compenser les mouvements du bateau.

Tous les bords (sur les côtés) du bateau comportent de très nombreux rangements. Pour les livres, CD, ustensiles, épices, pates, riz… Puis sous les banquettes et les dossiers, il y a encore de nombreux rangements pour les provisions.

Enfin, la cabine latérale sur le plan est remplie de matériel et bouteille de plongée et de nos sacs que nous n’avons pas encore rangés faute de place.

  

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Ce que j’aime surtout dans ce bateau c’est le pont, tout en bois car il fait meilleur, l’air est plus frais ! C’est là que l’on peut voir s’élancer la grand voile et le génois qui sont magnifiques. A l’arrière du bateau, il y a un espace assez grand pour contenir une grande table à manger. C’est vraiment agréable de pouvoir lire, s’assoir, préparer le repas ou manger le midi et le soir avec une superbe vue autour.


Prochainement ma place sera à la barre, au niveau du cockpit.

Enfin, plus on va vers l’avant plus l’espace se rétrécit avec de nombreux cordages un peu partout du coup, c’est un peu  moins accessible.

Dans l’ensemble même si le bateau parait grand, l’espace reste réduit mais agréable ! Pour nous déplacer du bateau à la marina ou au port, nous utilisons un petit bateau à moteur du nom de l’annexe. Jacques a récemment investi dans une housse jaune, pour la protéger et pour être visible de loin en cas d’urgence en pleine mer.


Le soir, nous devons apprendre à nous déplacer dans le bateau dans l’obscurité ou muni de notre lampe frontale. A bord il faut apprendre à économiser de l’énergie ! Pour l’instant le groupe électrogène est en réparation, et notre électricité produite seulement par l’éolienne et le panneau solaire. De temps en temps Jacques est contraint de faire tourner le moteur, ca fait du bruit !

  

Notre cabine / couchette

Delphine et sa combi à l'envers !

Les WC