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Chapitre 2 : Premières sorties en mer

L'Expédition / Trans-Pacifique / 'Chapitre 2'

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Les 16 et 17 janvier 2010

Hier [samedi 16 janvier], nous avons enfin largué les amarres ! A 11h00, Jean Paul, le propriétaire de la Panamarina, libère le TIN HAO de ses points d’ancrage, qui l’ont tenu immobile pendant plus de 10 mois.


Jacques trépide, on voit qu’il est aussi fier qu’heureux de reprendre la mer. Pour nous aussi, la navigation commence et nous allons enfin ressentir nos premières sensations. Pour notre première sortie, l’étape est relativement courte, 4h de navigation pour parcourir 13 500 milles (env. 25 kms) et rejoindre la baie de Portobelo, à mi-chemin de l’entrée du canal côté Atlantique.


Jacques est à la barre, et sors le bateau de la marina au moteur avec précaution pour éviter plusieurs barrières de corail. Après plusieurs zig-zag, on atteint la mer, qui de suite nous montre son caractère : une grosse houle malgré un vent faible et un beau fixe, des vagues de 3-4 mètres de haut. Niveau sensations, on dépasse déjà le parc Astérix et Space Mountain. Le bateau balance dans tous les sens, monte et descend avec beaucoup d’amplitude, se prend des bonnes vagues de côté, mais arrive toujours à retrouver sa position d’équilibre.


J’avoue avoir été de suite impressionné par la violence des mouvements du bateau et de la difficulté de maintenir mon équilibre, surtout quand Jacques me fait déplacer sur le bateau pour enlever les défenses, préparer les écoutes du génois, hisser la grand voile etc… Delphine de son côté se forme à la barre, et essaie tant bien que mal de maintenir le cap. Avec cette houle, ce n’est pas du tout évident, et le bateau zig zag en plus à chaque coup de barre. Si Delphine reste concentrée debout derrière la barre et ne semble pas subir les mouvements du bateau, j’avoue lutter contre la violence de cette première sortie.

Au bout d’une heure, on change de cap. Les vagues nous arrivent maintenant par derrière, et déstabilisent moins le bateau. Nos mouvements restent impressionnants, surtout quand on passe d’un creux de vague à sa crête ! Wouhou !


Bon, moi j’y suis passé. Vers 13h00, deux heures après le largage des amarres, je vomis. Heureusement que Jacques m’avait conseillé de ne pas manger d’oranges ce matin, car c’est sûr qu’elles ne seraient pas bien passées. La mer se calme, je me sens mieux et je récupère doucement. Au fond je me dis que je viens de faire mon baptême, que maintenant tout ira bien ! Au moins la mer m’a prévenu et m’a de suite rappelé que c’était elle la plus forte, que pour l’apprivoiser il ne fallait pas se la couler trop douce !


Jacques m’a ensuite expliqué que mon état nauséeux était dû à la houle, à l’ajustement perpétuel de la vision et de l’équilibre que doit gérer le cerveau. Rien d’anormal. Dans les premiers jours de mer, près de 80% des marins y passent. Bonne nouvelle.

La dernière heure se passe en douceur. La mer se calme, et toujours sous un soleil éclatant, nous entrons dans la baie de Portobelo, fameuse historiquement pour avoir vu transiter des tonnes d’or pendant la conquête espagnole et attaquer des hordes de pirates, tels le renommé Henri Morgan. On se trouve un beau mouillage à 12 mètres de fond, pas loin du rivage et en face du fort de San Fernando. Ca fait du bien de se retrouver à plat !

Le lendemain matin, dimanche 17 janvier, nous levons l’ancre pour entamer notre 2ème jour de navigation. Direction la baie de Colon, à l’entrée du canal, où nous passerons les 10 prochains jours pour finir de préparer le bateau, avitailler et se préparer pour le passage du canal.


Aujourd’hui la mer est calme, le soleil tape fort et il y a un peu de vent. De quoi faire gonfler la grand voile et le génois en vent arrière, et filer à 5-6 nœuds avec tout de même une petite pousse du moteur. Tout se passe tranquillement. Avec Delphine on barre à tour de rôle, la traversée est agréable, sans soucis. En se rapprochant de Colon, après 3 heures de navigation, le trafic se fait dense. Il y a beaucoup de cargos. Jacques, qui a plus de 30 ans d’expérience dans la marine marchande, s’amuse à identifier les bateaux et nous raconter quelques petites anecdotes.


La mer redevient un peu houleuse, mais pas aussi violemment que la veille. Je ne serai pas malade deux jours de suite !!

Ces deux sorties dans l’Atlantique nous aurons bien mis au goût de la mer et de notre prochaine grande aventure dans le Pacifique, et c’est avec encore plus d’excitation que nous attendons le grand départ vers les Galápagos, prévu pour le 6 février 2010 !

Les 2 étapes : de la Panamarina à la baie de Colon

Del termine la confection du filet de rangement pour notre cabine

Les 2 étapes : de la Panamarina à la baie de Colon

Vue depuis notre bateau dans la baie de Portobelo

A 14h30, après 4h30 de navigation, on jette l’ancre en face du port, à l’intérieur de la baie dans le mouillage du ‘Flat’, où d’autres voiliers attendent aussi pour passer le canal.

Jacques en plein calcul de cap