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Chapitre 4 : Le passage du canal de Panama

L'Expédition / Trans-Pacifique / 'Chapitre 4'

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Du 28 au 29 janvier 2010

Passage du canal de Panama: 1er jour


Outre le matériel obligatoire à bord, nous sommes aussi dans l’obligation d’avoir un capitaine, 4 équipiers, et un conseiller des autorités du canal qui nous aidera dans les déplacements. Etant seulement 3 à bord, nous avons donc besoin de 2 personnes supplémentaires. Nous contactons un autrichien qui a passé une petite annonce, il sera donc là avec nous. Ensuite, nous décidons de contacter Damian notre ami argentin que nous avions rencontré lors de notre randonnée la plus difficile au Pérou, celle de Choquequirao. Il est fou de joie à l’idée de passer le canal avec nous et c’est tant mieux ! Nous avons de très beaux moments en perspective à partager de nouveau ensembles !


Et nous voilà partis à bord du Tin Hao vers 13h le 28 janvier, depuis la marina du Shelter Bay et sous les au revoir de notre ami Jacques, resté sur le quai et qui continuera pour ces 2 prochaines semaines la peinture de son beau bateau Extrapôles.

En route vers la première écluse, derrière Giovani (sur la droite) et Mariposa

Wolkmart, Laurent, Jacques, Damian et le pilote Roy

Conseils aux marins: Le passage du canal de Panama : comment cela fonctionne ?


Pour pouvoir passer le canal de Panama il faut dans un premier temps se rendre à la tour de contrôle APC (les autorités du canal) qui se trouve au port de Colon. Après avoir donné les papiers du bateau et la liste de l’équipage, nous prenons rendez vous avec une personne qui viendra faire les mesures exactes du bateau, rappeler le matériel nécessaire pour passer le canal  (notamment 4 aussières de 125 pieds, une dizaine de pneus…) et prendre la date de passage que l’on désire. Nous rencontrons cette personne sur le mouillage du Flat. L’entrevue ne dure qu’une demi-heure, le temps de signer les papiers et de suivre les instructions.

Le cout du canal est de 1500$ dont 800$ de caution. Le paiement se fait uniquement à la CitiBank au port de Colon et uniquement par cash, le remboursement de la caution ne se fait que par chèque ou par virement pour 25 dollars de plus. Ensuite, c’est après 18h le jour même où le lendemain matin que nous avons confirmation du choix de la date que nous avons demandé. Puis, il faut à nouveau réappeler 24h avant le jour J les autorités du canal pour avoir une confirmation.

Beaucoup de personnes ne se tracassent plus et font appel à des agents qui font le travail pour eux. Plus besoin de se déplacer il ne reste qu’à payer.

Pour faire les premières démarches il faut soit se trouver sur le mouillage de Portobelo puis prendre un bus pour Colon, soit se rendre au Shelter Bay. Sur le mouillage du flat il n'y a aucune possibilité de débarquer avec son annexe au port, cela est strictement interdit.

Amarrage sur le bateau Ariel pour le passage des ecluses de Gatun

Damian et Laurent

Le meilleur de tous les gateaux au chocolat de Delphine

Réveil musclé selon Laurent


Ce matin, réveil musclé !! J’avais mis mon réveil à 6h00, puis l’ai décalé à 6h15. Ca faisait quand même plus d’une heure que je somnolais, réveillé à plusieurs par ces bruits énormes venus de dehors : les singes hurleurs !

Je me lève et sors sur le pont pour regarder le soleil se lever. Tout le reste de l’équipage dort. Delphine, Jacques, Damian et notre ami Walkmar qui dort tout nu dans la cabine latérale. Personne n’a respecté l’heure du réveil… avons-nous trop festoyé hier soir ??


6h18, je vois un bateau avec lumière rouge arrivé, c’est bien le pilote des autorités du canal! Je réveille tout l’équipage qui sort de suite sur le pont. En caleçon j’accueille le pilote, qui nous demande immédiatement de larguer les amarres. A peine réveillés, on s’active de suite pour entamer notre 2ème journée de traversée du canal de Panama : du lac artificiel de Gatún à l’océan Pacifique. Nous avons devant nous 5h30 de navigation au moteur, puis les 3 écluses de Miraflores.


En tant que cuisinier de bord attitré, je prépare le p’tit dej pour tout le monde, qui tranquillement s’éveille sur le pont, à l’air libre et sous un soleil levant magnifique. Que c’est agréable ! Le pilote a même le droit à une part du gâteau au chocolat nappé de Delphine (mmmmh !!). Attention, sur le canal, le pilote est roi et il faut le servir aux petits soins. Il est arrivé qu’un bateau perde sa caution de 800 $ pour ne pas avoir ‘correctement’ servi à manger au pilote !!


La matinée se déroule agréablement sous le soleil. Jacques et Walkmar s’échangent la barre, nous discutons dehors autour d’un mate traditionnel préparé par notre ami argentin Damian (que de souvenirs d’Argentine !), je prépare avec minutie les lasagnes au saumon pour le déjeuner…  Tout coule. Tout roule. La fête continue !

Bref historique du canal


Traverser le canal de Panama, c’était pour nous tout aussi excitant de monter sur les pyramides aztèques, de visiter les marchés aux esclaves de Zanzibar ou du Brésil, de sentir le vent au pied du phare du Cap de Bonne Espérance … ce petit bout de terre étroit qui sépare les deux océans est chargé d’histoire et de symboles, et aujourd’hui continue de jouer un rôle majeur dans l’économie et la géopolitique mondiale.


Au temps de conquistadors, c’était déjà par l’isthme de Panama que les espagnols faisaient transiter à dos de mules or, argent et autres produits précieux ramenés du Pérou ou de Colombie. Plus tard, au milieu du XIXème siècle, une ligne de chemin de fer y a été construite, essentiellement utilisée par les Américains durant leur ruée vers l’or en Californie. Un point de passage entre les deux océans donc très stratégique.

Le projet d’un canal a longtemps été étudié et bien que les missions de repérage dans la jungle aient été effectuées par les américains, c’est aux français que la construction du canal a finalement été confiée (et plus précisément à Ferdinand de Lesseps, fameux de sa réalisation du canal de Suez). Neuf ans après le début des travaux, le projet français tombe à l’eau. Incapables de gérer les maladies tropicales, les glissements de terrain et les tentations de corruption, le projet tourne au fiasco.


Les américains, par un véritable tour de force (encore !), arrache le Panama à la Colombie et rachètent toutes les concessions pour achever de construire le canal et l’administrer. 100 ans plus tard, après une série d’événements politiques sanglants, le canal est rendu aux panaméens (le 31 décembre 1999) qui l’exploitent maintenant à 100%.


Aujourd’hui, ce sont des milliards de tonnes de produits qui transitent chaque année par le canal. Il faut bien avoir en tête que le commerce international de biens se fait majoritairement par voie maritime, le moyen de transport le moins cher et le plus efficace. Dans un avion, on peut charger 100 tonnes de produits, soit environ l’équivalent de 2 containers. Dans un bateau, on peut en charger jusqu'à 6000, soit 3000 plus que dans l’avion !!

Topographie du canal


Le canal comporte six écluses qui chacune élève ou abaisse le niveau d’eau d’environ 9 mètres. Pour passer de l’Atlantique au Pacifique, nous partons du port de la ville de Colon, située dans la baie de Limon. Nous passons d’abord les 3 écluses de Gatún, qui nous élèvent de 27 mètres au dessus de l’océan, et rejoignons le grand lac artificiel de Gatún. Sur ce lac nous passons une nuit à bord, puis parcourons le lendemain environ 30 milles (env. 58 km), avant de redescendre sur le Pacifique via 3 autres écluses.

Fin du canal et arrivée à Panama Ciudad


Après 5h00 de route sur le lac Gatun nous rejoindrons les écluses de Pedro Miguel puis de Miraflores.


Ce jour là nous aurons beaucoup de chance car nous n’aurons pas besoin de nous servir des aussières. Il suffira juste de s’accrocher à un bateau de touristes assez puissant pour nous attacher à lui et ne plus rien faire. Nous observons nos anciens compagnons (Ariel et Mariposa) attachés ensemble et passant le canal en même temps que nous.


10mn suffisent pour élever de 9 mètres le niveau de l’eau. Plus de 100 000 tonnes d’eau douce sont nécessaires pour remplir le sas des écluses. L’ambiance est très sympa car les touristes qui se trouvent sur le bateau auquel nous nous sommes attachés sont très contents de voir des français sur leur bateau. Ils nous demandent ou nous allons après le canal. Une fois la derniere écluse de Miraflores passée, le staff du canal nous fait des signes d’au revoir ainsi que tous les autres bateaux, yachts de luxe et bateaux touristiques que nous croiseront. Une fois passé le pont de Las Americas, très impressionnant nous nous accrocherons à une bouée du Balboa Yacht Club.

Il faut savoir que les premières écluses (de Gatún) permettent d’élever le niveau de l’eau de 27 m du niveau de la mer, la montée de l'eau va très vite! Les portes des écluses pèsent 750 tonnes.


4 cordages (aussières) permettent la tenue des 3 bateaux accrochés les uns aux autres. Deux du côté tribord et deux du côté bâbord. Les aussières sont récupérées par un employé du canal à quai qui va suivre le bateau dans l’écluse au fur et à mesure, puis amarrer les cordages pour que les bateaux ne bougent plus le temps de la montée des eaux.


Nous nous décrochons de Ariel à la sortie des écluses et en route vers le magnifique lac artificiel de Gatún (2ème plus grand au monde avec une superficie de 425 km2). La pleine lune s’imposera rapidement et c’est après un bon p'tit apéro sur le pont que nous nous attaquerons le délicieux bœuf aux carottes de Laurent et à mon délicieux gâteau au chocolat et son nappage fondant. Nous sommes très contents de ce premier passage.

Cette petite marina se trouve à un endroit très pratique après le passage des dernières écluses.


Nous nous amarrons à des bouées, puis pour rejoindre la terre, utilisons un système de lancha (barque à moteur). Nous ne pouvons pas débarquer avec l’annexe à cause des grosses marées.


Il y a aussi internet qu’il nous arrive de recevoir sur le bateau. Puis à terre un resto-bar, des douches, laverie et atelier à tout faire pour les bateaux. Nous en profiterons pour faire réparer notre ancre abimée depuis le mouillage de Portobelo.

Apres une semaine de travaux de carénage, nous sentons de suite que le bateau va bien plus vite et glisse sur l’eau. Le pilote arrivera vers 16h00 sur le mouillage du Flat et nous démarrerons de suite. En route vers le lac Gatun ! Nous suivrons un gros bateau, le Giovanni qui pour passer l’écluse de Gatun sera aidé de mules, petits trains de 47 tonnes qui servent à tirer et stabiliser le bateau. Tin Hao sera accroché à deux autres voiliers australiens : Mariposa et Ariel. C’est ensuite assez facile car une fois accroché aux deux bateaux, c’est Ariel le bateau du milieu qui a la responsabilité de la tenue du cap. Le capitaine du bateau est donc en charge à la barre. Nous à droite de Ariel, nous aurons à attacher les aussières à tribord. Laurent, Wolkmar et Damien s’en chargent. Mariposa s’occupera du côté bâbord.

Amarrage de deux voiliers voisins dans l'écluse de Miraflores

Du haut de la première écluse, Gatun 1

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Soleil couchant depuis notre marina a Balboa, Panama Ciudad

CHAPITRES:-


- Bref historique du canal

- Topographie du canal

- Passage du canal de Panama: 1er jour

- Réveil musclé selon Laurent

- Fin du canal et arrivée à Panama Ciudad

- Conseils aux marins: Le passage du canal de Panama : comment cela fonctionne ?

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