Voyage Tour du Monde Loladel
Voyage_Tour_du_Monde_Profile_Equipe
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Profil_Delphine
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Profil_Laurent
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Projet_Itineraire
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Articles_Photos_Videos
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Actions_Volontariat_Home
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Rencontres
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Livre d'Or
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Perou_Home
Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Livre d'Or

Voyage_Tour_du_Monde_Loladel_Rencontres

L'Expédition / Amerique du Sud / Perou / 'de Choquequirao au Machu Picchu'

Pour poster un commentaire sur cet article, cliquez ici !

In English

Du 18 au 26 Juillet 2009

Retour Haut de Page

Sur les traces des incas, de Choquequirao au Machu Picchu

2ème partie : Le Machu Picchu


Le Machu Picchu. Le site touristique le plus visité de toute l’Amérique du Sud. Classé UNESCO et dans la liste des 7 merveilles du monde. Le chef d’œuvre de l’architecture inca... Le Machu Picchu fascine et nous a effectivement beaucoup fascinés ! Déjà avant d’y aller, nous en avions tant entendu parler. La cité sacrée, au cœur de son empire - la vallée des incas - est une étape incontournable pour tous les routards d’Amérique du Sud.


Découvert seulement au début du XXème siècle, le Machu Picchu (‘montagne vieille’ en langue quechua), est perché à 2500m d’altitude et enfoui au milieu de montagnes recouvertes de forêt tropicale. Pour y accéder, aujourd’hui, il faut soit prendre un train touristique, soit marcher le long des rails pendant 2h30. Il n’existe pas de route.

Pour le voyage depuis la ville de Cusco, nous nous étions réservés trois jours. Deux pour les transports, et un pour la visite du site. Le voyage aller a été une vraie galère. En tant que bons routards nous avons opté pour la solution la plus économique : prendre un bus, puis un autre bus, puis un autres bus, puis marcher 2h30 avec les sacs. Partis de notre hôtel de Cusco à 5h45, nous sommes arrivés au village d’Aguas Calientes (au pied du Machu Picchu) à 18h30. Soit 12h45 de voyage pour … 250 kms. Le record de l’inefficacité des transports que nous avions établi en Bolivie est maintenant battu !



Notre premier voyage en bus a duré 6 heures. Dans un bus pourri et bondé de péruviens, nous avons affronté descentes, montées (jusqu'à 4500m), virages à répétition, chutes de neige, pluie, et une crevaison de pneu. Le reste s’est déroulé à peu prés normalement. Nous arrivons crevés à Aguas Calientes, et après une heure de recherche d’hostel, nous nous installons enfin. Aguas Calientes fait partie de ce qu’on appelle les ‘Touristland’, ces endroits à ‘toutous’ (touristes) que nous redoutons et détestons tant. En plus que de croiser incessamment la couche des touristes ‘moyens’, pour ne pas dire de base, nous devons affronter les prix exorbitants et les profiteurs du tourisme de masse.


Bref. Revenons à nos lamas… mais qu’avons-nous donc pensé du Machu Picchu ?

Apres un départ avorté à 4h du matin (trombes de pluie), on part de notre hostel à 7h30, randonnons une heure pour accéder au site 600m plus haut, passons avec nos cartes d’étudiants (hum !), et nous plongeons dans l’atmosphère magique du site inca…

Quel spectacle ! Du haut du site, nous avons une vue plongeante sur toues les ruines et les terrasses. Maisons, temples, place principale, la cité inca est (presque) au complet. Ici vivaient plus de 800 personnes, et on imagine une véritable vie, rythmée par tous ses rites et traditions. En empruntant un sentier qui s’éloigne vers le haut et le côté du site, on acquière une vue d’ensemble encore plus prenante. Comme pour une Atlantide submergée par les eaux, on imagine cette citée sacrée submergée par les montagnes et la forêt vierge, rester pendant des siècles oubliée, inconnue du monde moderne.

Pour créer le village, les incas avaient jadis rasé tout un sommet de montagne pour la rendre plate, constructible et habitable. Les terrasses pour l’agriculture ont quant à elles été construites pour stabiliser le terrain et éviter l’érosion.



Les constructions verticales dans la cité sont massives. Composées d’énormes pierres taillées et polies, les murs sont comme d’énormes puzzles sur pied. Comme pour les pyramides d’Egypte, on se demande comment les hommes ont pu par leur propre énergie déplacer et monter d’aussi énormes masses de pierre. A l’intérieur de la cité, on trouve beaucoup de symboles témoins de la culture et des croyances de la civilisation inca. Le temple du condor, formé par deux énormes rochers imposant la silhouette de l’animal. La tour astronomique, ou les incas étudiaient le ciel et les étoiles, essayant de mieux comprendre les forces naturelles et divines qui les surveillaient de haut : le soleil, la lune…

Aux yeux des touristes ignorants, le site ne ressemble qu’à un gros amas de pierres. Une fois informés (nous nous sommes greffés à quelques groupes), les tas de cailloux prennent forme, un sens, et toute la magie de la civilisation inca apparait sous nos yeux...


Il est vrai que toute la masse de toutous qui errent naïvement à la recherche de LA photo souvenir gâche un peu le paysage et rend l’immersion spirituelle plus difficile. Les américains parlent fort, les anglais parlent de bière et de foot, les hippies squattent les ruines et sifflent de fausses notes de flute de pan, et les touristes fatigués s’allongent sur leur carpa jaune ou rouge fluo. Un Touristland bien typique !

Après cinq heures de visite, saoulés par les touristes mais nourris par les esprits des lieux, nous quittons le Machu Picchu. On redescend les 600m pour rejoindre notre hostel et trouver le repos. Deux heures plus tard, on se paie le luxe de s’asseoir sur une terrasse de restaurant, et d’y négocier une pizza, une crêpe au chocolat, et … deux litres de  bière. Histoire d’être un peu saoul, de joie et de bonheur, et écrire ces quelques mots…


Laurent

1ere partie: Trekking de 5 jours jusqu'au site de Choquequirao


Ce 18 juillet, nous partirons à 5h30 de notre hôtel, pour prendre un bus à 6h30 de la gare centrale de Cusco. Apres 4h00 de bus et 30mn de taxi dans les montagnes, nous arrivons enfin à Cachora ; petit village, plein de charme en bas des montagnes, ou de nombreux enfants jouent en bord de route dans l’eau et la boue, dans les champs au milieu des vaches et des fermes installées ici et la.


Nous débuterons notre randonnée à 11h00, plein d’entrain, de courage, avec nos sacs à dos sur le dos ; mais surtout heureux de commencer cette grande randonnée au cœur des montagnes et des pics enneigés qui nous entourent, il fait beau, il fait chaud et nous ne savons pas encore ce qui nous attends !

Ce 1er jour, nos sacs sont devenus lourds après 3-4h de marche, Laurent portait bien 16 kilos, et moi 12 kilos. Nous aurons parcouru 19km ce jour la et je dois dire que les deux premières heures de la rando étaient très agréables car le chemin était plutôt facile, les paysages superbes. En effet, en contrebas, il y a de nombreux champs de blés, de paysans avec leur mules qui travaillent, sur notre chemin nous croiserons notamment un immense ranch, au propriétaire très sympa qui nous montrera une mini maquette de notre rando avec les différents dénivelés, car il est étonné que nous n’ayons pas une mule avec nous pour porter les sacs.


Vers 13h30, nous savourons 2 bons sandwichs jambon et fromage local dans une bonne baguette. Apres avoir repris des forces, les choses se corseront ! Arrivés au mirador, nous pouvons apercevoir au  loin sur l’autre montagne, le site inca, tout en haut. Après quelques minutes de pause, nous entamerons la descente de la montagne, qui sera difficile pour moi, car le terrain étant très accidenté, avec le poids du sac à dos, sans bâtons, l’équilibre se fait sur mes jambes qui a ce moment la seront assez faibles, mes mains se gonflent, au point que je ne puisse plus les fermer….après 2 chutes, je reprendrais mes esprits sur un petit banc bien tranquille.

A ce moment la, je pense que nous sommes bientôt arrivés, alors je reprends courage, mais il restera en fait encore 2h00 de descente dans la montagne. La fatigue se fait sentir, le poids du sac a dos encore plus, et notre envie d’arriver est plus forte que jamais. La dernière heure, Laurent pêne, il a très mal au genou, et les derniers centaines de mètres seront un supplice !


Nous arriverons épuisés, mais tellement contents de savourer notre soupe, et toutes nos petites réserves alimentaires (notamment la bonne compote de pommes ramenée de France par me parents). Nous retrouvons notre petite maison, notre tente bien aimée, que nous n’avons pas planté depuis longtemps. Nous savourons le plus beau ciel étoilé que nous n’avons jamais vu avant de nous endormir au chaud.

Le 2eme jour, nous nous réveillons courbaturés mais plein d’énergie pour cette nouvelle journée qui s’annonce. Nous débuterons à 9h00 pour finir de descendre la montagne jusqu’au pont et avant d’arriver en bas, nous rencontrerons Damian sur la route, un argentin qui aime le Che ! Il deviendra notre compagnon de route pendant les 3 prochains jours (cf.portrait Damian, un argentino de cualidad).

Nous traversons le pont, le fleuve Apurimac (le torrent qui parle en quechua) est superbe, beaucoup de courant, on a presque envie de se baigner !

A ce moment la, c’est une des plus difficiles ascensions qui nous attends, en effet, nous sommes en bas d’une autre montagne qu’il faut à présent monter, jusqu’en haut ! Il est 10h30 lorsque nous entamons cette montée de la mort. A ce moment la, plus nous monterons, plus notre sac à dos pèsera plus du double et le soleil commence à taper, nous avons du plomb dans le dos, du mal à respirer. Toutes les 45 mn, nous nous accorderons une pause sans notre sac à dos, pour pouvoir reprendre notre souffle.

La montée est tellement difficile que je lutte vraiment pour pouvoir arriver jusqu’ à Santa Rosa Bajo, au point même de demander aux gardiens des mules qui passent devant nous, si par hasard on peut louer leurs mules. Il s’avère que OUI !, A Santa Rosa Alta.

Alors évidemment je reprends courage et nous arriverons en nage, après une pause déjeuner bien méritée à Santa Rosa Barro, nous louerons une mule 20mn plus haut au fermier.


Et quel plaisir de retrouver les joies de la randonnée sans souffrance, tout nous parait si facile et 100 fois plus beau, sans les sacs. C’est après 1h30 d’ascension que nous arriverons dans un endroit très verdoyant, en haut de la montagne, ou on peut apercevoir un superbe condor (aigle).

Nous sommes heureux de pouvoir laisser notre tente sur cette superbe pelouse verdoyante pour 2 nuits. Nous prendrons l’apéro dans un décor de rêve à côté de notre tente ou la vallée est magnifique, au milieu des montagnes, où nous savourons une bière avec des pop corn fait maison par Damien.

Nous consacrerons notre 3ème journée, à la visite du grand sanctuaire incas de Choquequirao. Après 1h30 de marche le décor est absolument sublime. Il y a pratiquement aucun touriste, c’est très agréable ! Nous sentons une différence avec l’environnement précédent. Nous marchons sur des terraces, la pelouse est magnifique, les oiseaux chantent, l’endroit est propre, magique, incroyable.

La fôret, très dense couvre le reste de la vallée.

C’est comme un grand village qui s’offre à nous, les maisons autour de la place, les terrasses.

Aujourd’hui le site est encore bien préservé et c’est ce qui en fait tout le charme. Le seul moyen pour y accéder est par le sentier de randonnée. Il faut donc marcher longtemps, la beauté du site se mérite donc !


Choquequirao se trouve seulement à 70km du Machu Picchu, tout autour s’élèvent des sommets enneigés  à 5000 et 6000m. Son nom en quechua signifie « berceau de l’Or ». Cette cité n’a jamais été découverte par les espagnols. Elle aurait servit de refuges aux derniers chefs incas, pourchassés par les espagnols entre 1537 et 1572. Après leur abandon de leur citadelle du Machu Pichu, ils se seraient cachés ici ! C’est en 1834 que le site fut découvert pour la première fois par un français, le comte Eugene de Sartiges. Puis en 1909, c’est l’américain Hiram Bingham qui y effectua des fouilles, et qui en poursuivant son chemin découvrit le Machu Picchu.

Le site fut oublié puis redécouvert en 1986, complètement enfoui sous la végétation, puis défriché grâce à l’Unesco. Encore aujourd’hui, de nombreuses fouilles archéologiques ont lieu sous la direction d’une équipe d’archéologues français. Le président du Pérou a investit des milliers de sols pour rénover le site et créer un autre lieu du tourisme.

Après cette journée magnifique de la visite du site, nous terminerons la journée sous un gros orage, ou la grêle s’est même mise à tomber !

CONSEILS PRATIQUES :


Pour ce type de rando, ne pas oublier :

Chaussures de rando montantes (terrain très accidente)

Bâtons de randonnées (pour l’équilibre si sac à dos lourd)

Tente légère et duvets

2 TShirt à manches longues légers (pour éviter les centaines de piqures d’insectes)

Crème solaire et anti moustiques/insectes

1 pantalon de rando (pas de short, trop d’insectes)

Au moins 4l d’eau par pers et par jour (nombreux coin d’eau sur le chemin)

Nourriture (pates, soupes, fruits, fromage, pain pour 5 jours)

Mini trousses à pharmacie (doliprane, pansements pour les ampoules…)

Des bonbons, sucettes pour le mal de l’altitude et descente et montée trop rapide

Un imperméable

  

Le lendemain nous repartons plein de courage, avec nos sacs plus légers. A mi chemin de notre descente de la montagne, nous louerons une mule et son gardien, Jean, à peine 13 ans ; car il faut remonter l’autre montagne, en face sous un soleil de plomb. Avant, nous reprendrons nos forces prés du fleuve ou nous savourons, des mangues, des fruits de la passion « sauvages » d’un gout divinement délicieux. Cette vielle dame vit ici, et nous vends ces fruits, elle est charmante et si contente de discuter avec nous, cela lui fait un peu de compagnie.

La montée jusqu’ à notre camping, sera très difficile, car ce jour la le soleil tape vraiment fort. C’est avec des efforts surhumains que nous monterons avec Jean, qui a aussi un peu de mal, et qui nous attendra à chaque fois. Arrivée à 15h30 au camping du kilomètre 16, nous retrouvons Damien, arrivé 1h avant nous avec son sac à dos.

Nous passerons notre dernière journée ensemble, autour d’une bonne soupe et de petites histoires sympathiques sous le ciel étoilés.


Nous partirons à 6h00 pour notre dernier jour de rando, dernière ascension jusqu’ au Mirador. Grace à Jean, sa mule, les smacks, et le lait vanillé, la matinée ne sera pas trop difficile. Notre fin de randonnée du Mirador à Cachora, sera sympathique, en compagnie de Damien, plus de montée ou de descente, ce n’est que du plat ! Nous sommes contents de rentrer et de savourer les derniers instants de ces paysages tranquilles.

Delphine