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Rencontres (page 2)

Que ce soit sur la route, chez eux ou dans les auberges de backpackers, nous rencontrons pendant notre voyage beaucoup de personnes aux profils atypiques et captivants. Des guides, des voyageurs, les habitants des endroits que nous traversons, beaucoup ont des parcours interressants que nous aimerions vous faire découvrir. Ces personnes nous ont marqués et ont marqué notre voyage.


Nous leur dédions cette section - Portraits. 

Liste des portraits

Steve et Nadine, cyclistes endurcis

Kapinga, conducteur de Mokoros

Dion, savant fou

Sayaka, une japonaise humanitaire

Lucia, notre amie Carioca

Tchemoko T., Mr. le directeur de l'école

Sandrina & Noé, quel culot!

Matias & Violeta, nos amis porteños

Argentins, touristes israliens et écrivain

Damian, un argentino de cualidad

Pedro, mon niño du Guatemala

Dr Antonio, un dentiste pas comme les autres

La famille potin, cubains bien castroisés

Nos amis marins d'eau douce

Il est 15h34 ce 2 juillet 09, et voila une heure que nous attendons au milieu de nulle part dans un bus à quelques 30mn de Tupiza. Devant une barrière gardée par deux gros gardiens habillés de rouge, on peut lire un panneau jaune « entrée de 18h30 à 7h00 », il nous reste donc 3h00 d’attente dans un bus bondé ! Et je ne peux pas m’empêcher de penser à Sandrina et Noé, car cette journée fut une grosse galère, et des galères de ce genre, ils en vivent tous les jours depuis le début de leur voyage en janvier dernier.

Ils sont tous les deux français, Sandrina, vient de la région parisienne, et Noé est breton, nous les avons rencontrés dans un internet café de Vallegrande (touristes sont assez rares). Ce soir là, ils nous disent qu’ils dorment à l’église ! Dès la première soirée nous les avons bien aimés car ils nous ont impressionnés !

Ils sont arrivés à Mexico au mois de janvier et ils ont descendu toute l’Amérique centrale et du Sud en stop ! Ils n’ont dépensé que 5 euros au Mexique, car le plus souvent les personnes qui les prennent en stop, les hébergent et finissent par les nourrir ! Il est vrai que l’on s’attache vite à ces deux aventuriers, qui ont décidés de partir au moment des vendanges 2008, là où ils se sont rencontrés.

C’est ensuite à Sucre que nous les rencontrons à nouveau par hasard, dans le marché, et la on a vraiment bien rigolé, car on se refile plein de bons plans, qui s’avèrent parfois des galères qu’ils ont notamment vécues : de Vallegrande à Sucre en passant par Valle-Serrano et la Higuera sur nos bons conseils…Ils ont apparemment failli mourir dans un bus bondé qui essayait par tous les moyens de rouler sur une route inexistante au bord d’un ravin.

Enfin, nous les avons revus à Potosi, où la nuit précédente c’est le prêtre qui leur a offert la chambre ! Du jamais vu ! Bref, ce soir la on sent la fatigue, du à l’altitude et ces galères de chaque jour, ou ils doivent trouver un lit à moins de 2 euros pour 2 ! Sandrina est très vivante,  et elle aime cette aventure qui lui a changé sa vie de policière. Elle parle bien l’espagnol à en oublier le portugais (une de ces langues natives) et aime manger des « smacks (céréales) » à toute heure de la journée. Quant à Noé, plus calme, posé, il est aussi très marrant avec ces anecdotes et tous ces bons petits plans. Avec son chapeau et son pull sans manches, il a bien l’air d’un routard ! Après la Bolivie c’est au Chili qu’ils continuent la route pour regagner ensuite la Nouvelle Zélande et l’Australie pendant 1 an. Nous leur souhaitons bonne chance, nous nous ne soucions pas trop pour eux car ils ont quand même un SACRE CULOT !

Damian, un Argentino de cualidad

Quand nous avons rencontré Damian, nous étions transpirants et avions le souffle court. En plein effort, chargés de nos gros sacs à dos, nous étions comme lui en train d’arpenter les sentiers de montagne menant au site inca de Choquekirao. Comme il est de coutume entre les randonneurs, nous nous saluons poliment. On fait un petit bout de chemin ensemble, et on entame la discussion. On se trouve rapidement un point commun : le Che Guevara! Damian porte un tee shirt rouge flamboyant du Che, et spécialement marqué de la Higuera, ce petit village de Bolivie ou il a été assassiné et que nous avions visité il y avait à peine un mois! Unis dans l’effort et par le Che, nous nous sentons tout de suite à l’aise avec Damian et poursuivons la route ensembles gaiement.


Damian faisant une petite pause café, on se sépare. Deux heures plus tard et 700m plus haut, on se retrouve. Extenués, nous étions en train de négocier les prix d’une mule avec un paysan. Damian nous salue et s’assoie prés de nous.  Il nous entend demander du pain au paysan qui nous dit ne pas en avoir. Et c’est à ce moment que Damian nous fait preuve d’une de ses plus grandes qualités : la générosité! Il sort de son sac deux pains et nous les donne. Dans cette ambiance de fatigue et de galère,

au 2ème jour de cette rando sportive ou nous étions loin et privés de tout, ce petit geste nous a paru énorme et nous a beaucoup touché. Delphine pour le remercier lui offre un bracelet porte bonheur du Brésil. Le pacte est scellé. Depuis cet instant, notre relation sera basée sur la générosité et le partage.

Nous passerons les trois nuits suivantes ensembles dans les mêmes espaces de camping. Nous partageons l’apéro, nous dinons ensembles à la belle étoile, et partirons toute une journée à visiter le site inca de Choquekirao. Pendant toutes ces heures passées ensembles, Damian nous sert aussi de prof d’espagnol et corrige toutes nos erreurs de langue…  Et surtout les miennes, car Delphine faisant des fautes tous les deux mots, il est trop épuisant de la corriger !!


Damian physiquement a tout de l’argentin. Il est brun, porte la barbe et la moustache, et a des traits de visage bien latins. Il est mince, sapé à la routarde et fait preuve d’une bonne résistance physique. Il est un des rares à avoir marché les 65kms et grimpé les 3000m de dénivelé sans mule !  Damian en plus d’être généreux est courageux et téméraire ! Le jour de la visite du site inca, il en fera un peu plus que nous, choisissant à la fin de la journée d’aller visiter les dernières terrasses… quitte à rentrer au camping la nuit, seulement éclairé à la lampe frontale.

Comme tout argentin, Damian adore aussi le dulce de leche. A mon plus grand plaisir, il m’en donnera d’ailleurs plusieurs tartines au petit déjeuner. A t il eu pitié de moi à me voir tremper du pain sec dans un café noir ? Damian nous régalera aussi de ses pop corn ‘faits maison’, et nous le régalerons de nos petits saucissons secs achetés à Cusco. En rando, tous les aliments doublent de saveur. Et quand on les partage… oh … le plaisir est indescriptible !


Damian est comme nous parti pour un long voyage. Les conditions qui l’ont fait partir sont par contre moins heureuses. Séparé de sa petite amie après 6 ans, il a décidé de quitter son travail et de partir sur les chemins du monde… Quand on le rencontre, il voyage déjà depuis 5 mois. Il a parcouru l’Argentine, la Bolivie, le Pérou, et se dirige vers le Mexique ou il prendra un avion pour l’Europe. Il ira ensuite en Inde, en Thaïlande, et surement en Australie. Comme pour tous les autres grands voyageurs seuls, nous admirons son courage !!

Nous finirons la rando de 5 jours ensembles. Malgré la fatigue accumulée et une dernière étape bien solide (16kms et 1000m de dénivelé), nous arrivons tous les trois fiers et heureux dans le petit village de Cachora. On fait les dernières photos ensembles, et dans le taxi qui nous mène à la route principale ou on se séparera, on se promet de garder le contact et de se revoir un jour … quelque part sur les chemins du monde…


Damian a un blog de voyage. Si vous voulez suivre ses aventures et perfectionner votre espagnol, allez jeter un coup d’œil sur http://damian-se-fue-a-dar-una-vuelta.over-blog.es/

Laurent

Delphine

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Rencontre de Felix et Introduction


Felix travaille dans un bureau de la Poste cubaine, dans le centre de la petite ville de Matanzas située à environ 80 kms à l’est de La Havane.


[...]


[...]

La famille de Felix Potin, des cubains bien ‘castroisés’

Le destin fera qu’on rencontrera Felix de nouveau quelques heures plus tard, par hasard, encore devant son bureau de poste. On en profite pour lui demander des bons plans pour manger sur la ville. Il nous en indique un, insiste pour nous accompagner et s’invite à manger avec nous. Très vite Felix nous parle comme si nous étions déjà des supers amis. Après nous avoir proposé d’aller à la plage le lendemain et de nous accompagner dans notre voyage à travers Cuba, il nous invite à manger chez lui, avec sa famille, le lendemain soir. On décline poliment les deux premières propositions, mais on accepte la troisième…


C’est pendant cette soirée que nous apprendrons tout sur la famille Potin.


Dans ce multi-portrait familial, je présenterai les personnages que nous avons rencontrés un par un, chacun ayant ses particularités propres mais aussi liées à l’histoire cubaine et aux mœurs de sa société communiste. Le portrait de la famille Potin (qui s’appelle en fait Fernandez) pourrait être un portrait type de la famille cubaine d’aujourd’hui.




CHAPITRES :-

  

  

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Dr Antonio L, un dentiste pas comme les autres

Pour lire le portrait complet de la famille Potin, cliquez ici ...

Antonio aime par-dessus tout faire son métier de dentiste, il aime chouchouter ses clients comme il le dit si bien. Il m’aura en tout soigné 3 dents, à chaque fois merveilleusement bien, j’aime particulièrement ses techniques anti-douleur pour les anesthésies. C’est aussi un grand pédagogue (anciennement prof à l’Université de Paris et bardé de diplômes), qui aime expliquer à ses clients avant, pendant et après tout le processus qu’il va suivre pour les soigner. On est rassuré face à son honnêteté. J’aime aussi voir ce qu’il fait dans tous les détails, grâce au petit miroir qu’il me fait garder dans ma main !


Antonio ne se contente pas seulement de travailler en silence. Il aime savoir qui on est, d’où on vient, ce que l’on fait, il s’intéresse à ses clients et aime discuter de tout et de rien tout en soignant avec grande précision. Chaque personne est très importante à ses yeux, autant que sa femme ou sa fille me dit-il !

Antonio pratique un très bon français qu’il a appris grâce à son père. Il a un accent mexicain tout de même, ce qui est très charmant ! Il est content de savoir que l’on aime beaucoup le Mexique, et apparait fier de son pays. Quand on lui parle de mes mésaventures chez les dentistes cubains, il ne les critique pas. Il les plaint, sous entendant qu’ils sont vraiment en retard, mais qu’on ne peut pas trop leur en vouloir étant donne la rigidité de leur régime politique.

Je me rappelle qu’un matin le docteur me dit comme ca, très content « Delphine, j’adore, j’adore vraiment ce que je fais ! ». En tout cas je trouve cela remarquable d’être arrivé à une telle réussite professionnelle. Il n a pas la grosse tête et reste super content de soigner l’ambassadeur de France ou de Suisse, pour lui cela ne change rien, chaque client est aussi important l’un que l’autre.


En 30 ans, je n’ai jamais eu un bon dentiste et voila que je le rencontre au Mexique !

Delphine, with a bit of Laurent's touch

Antonio a la double nationalité française et mexicaine, il soigne beaucoup de français et il est surtout passionné par son métier. En effet, grâce à ce docteur d’une qualité humaine extraordinaire, je vais commencer à me rendre chez le dentiste comme je me rends chez le coiffeur. Ce qui n’est pas dans mes habitudes, car depuis mon enfance j’ai toujours eu une peur incontrôlable des dentistes, ces messieurs aux petits yeux qui manipulent devant moi leurs instruments de torture, et tout ca sous les feux éblouissants de projecteurs.


Chef de sa propre clinique dentaire, sa spécialité, c’est les prothèses, et je dois dire que j’ai été absolument époustouflée par son professionnalisme. Après plus de 6 séances, j’ai maintenant une nouvelle dent, et à défaut d’être un nez ou une pommette, elle est discrète et me va à merveille.

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Sandrina & Noé, quel culot!

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Pedro, mon niño du Guatemala

Pedro dit qu’il a 8 ans, mais Delphine est persuadée qu’il en a 6. Comme beaucoup d’autres enfants de l’école Nuestro Futuro (cf. nos projets de volontariat au Guatemala), Pedro ne sait pas quand est son anniversaire ni en quelle année il est né.


Pedro, qui va à l’école pour la première fois cette année, est déjà en retard sur ses camarades. Il a des capacités intellectuelles certaines, mais ses moments d’absence et de renfermement l’empêchent de se concentrer et d’apprendre à la même vitesse que les autres. Il a besoin de soutien, et vient tous les matins tôt à l’école prendre des cours en petit groupe. C’est moi qui m’en suis occupé ces mois d’octobre et de novembre 2009.


Pedro est mignon à craquer. Il a une bonne p’tite bouille de guat’, un rire et une voix d’enfant innocent. Il est gentil, drôle et n’a pas de mauvais esprit. Quand il est content, il est plein d’énergie positive et la transmet à la plupart de son entourage.

Mais malheureusement, Pedro n’est pas toujours dans son assiette. Il a une face cachée. Des gros trous noirs. D’une seconde à l’autre, il perd son sourire, plonge sa tête dans ses bras et ne prononce plus mot pendant plusieurs minutes. Pedro est dans son intérieur triste, perturbé, et sûrement hanté de mauvaises pensées qui viennent l’embêter de temps à autres. Il a sur le visage plein de petites blessures, et une cicatrice sur le crâne où les cheveux ne veulent plus repousser. Il est souvent sale, très sale, et n’a pas l’air de souvent se laver. Quand j’essaie de le faire parler sur sa vie à la maison, il a souvent du mal à parler, voir refuse la discussion et s’en va soudainement. Au fur et à mesure du temps, il m’a dit qu’il n’aimait pas sa grand mère, que souvent il était seul à la maison avec son petit frère chiquitillo (‘le p’tit’), que son père dormait souvent la journée et qu’il ne savait pas où était sa mère… A la maison, les choses se passent sûrement mal. Sa maitresse pense qu’il se fait souvent punir, frapper. Quand je lui demande si elle en a parlé au directeur, elle me dit ‘oui, une fois, mais il a rien fait’, me laissant sous-entendre qu’elle ne pouvait rien y faire.

Plusieurs fois le matin il ne vient pas à l’école. Pourquoi ? Il ne veut pas le dire, et baisse les yeux. Cinq minutes après, il devient joyeux et commence à jouer comme tous les autres enfants généralement très gais. Parfois il ne me lâche pas d’une semelle, me câline, me prend la main pour la coller sur son visage et la presse fortement plusieurs minutes. Pedro a besoin d’affection. Un matin d’octobre, il dit à sa maitresse : j’aimerais bien que profé Lorenzo soit mon papa !

A l’heure où j’écris ces mots, je suis dans une petite cantine du village de Ciudad Vieja, où se trouve l’école. En fin de matinée, j’ai proposé à Pedro de l’inviter à déjeuner et de passer la pause de 2h30 ensemble. Il a sauté de joie, m’a pris le bras et s’est frotté dessus, avant que je lui demande d’aller prévenir sa famille. Tout excité, il part en courant. Je l’ai attendu 5 minutes, 10 minutes, 20 minutes, 30… Une heure après, je perds espoir et je m’en vais manger seul.

Pedro a certainement marqué mon voyage, et je lui dédie ce portrait avec beaucoup d’amour. La semaine prochaine je devrai lui dire au revoir et rompre brusquement des liens devenus intimes. Voir la misère de près est une chose. Aider à améliorer le quotidien des gens qui en souffrent en est une autre. Arrêter de les aider pour repartir en est encore une autre … et pas facile car on est envahit d’un sentiment d’abandon et de culpabilité. Je quitterai Pedro et d’autres enfants du Guatemala avec un pincement au cœur certain, tout comme nous avions quitté nos enfants, femmes, hommes et amis du Mali.


Laurent

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Nos amis marins d'eau douce

Bernard, originaire de Bordeaux, est comme né dans l’eau. Au bord du grand lac, il se construit un radeau, fait de la planche à voile, innove avec la fun board, fait des virées en Hobby Cat… C’est sur l’eau qu’il se sent bien et qu’il croque la vie à pleines dents. Aujourd’hui, il a son cata amarré à la marina de Rio Dulce. Et bientôt, il repart pour l’Honduras, San Blas et la Colombie. Comme beaucoup de marins, il passe la saison des ouragans en France, et retourne naviguer sur son bateau pendant la saison sèche. Son cata, c’est sa maison. Pour nous, un palace. Il nous a invité à y passer une  nuit, et nous a fait rêver ! Intérieur douillet et confortable, ‘salon de détente’ immense sur le pont (on adore s’allonger sur les filets entre les coques), on s’imaginer voguer sur les mers, libres, la gueule au vent…


Bernard n’a pas sa langue dans sa poche, il aime tchatcher, taquiner, et parle facilement avec les autres. Il nous raconte tous les potins du ‘Rallye du Soleil’ qu’il a fait avec sa fille il y a deux ans (Canaries -> Amazone en 6 mois). Qui s’est fait viré du bateau, qui s’est engueulé avec les organisateurs, qui a couché avec qui… Bref, avec Bernard, on ne s’ennuie pas !!

Un clin d’œil du destin ? C’est sur un ponton que nous avons fait la rencontre de Bernard et Jean-Luc, quand nous attendions notre lancha (barque à moteur) à Livingston, au Guatemala. Bernard et Jean-Luc ne sont pas des marins d’eau douce, mais de vrais marins de mer, seulement en vacances sur le rio Dulce (le fleuve d'eau douce...).


Nous sommes excités de rencontrer par hasard deux marins, et en vue de notre grande aventure dans le Pacifique, nous les mitraillons de questions.

Nous avions d’abord rencontré Jean-Luc sur le ponton de Livingston, puis après Dominique, sa compagne, dans la finca Tatin.  Marins depuis une vingtaine d’années, ils ont beaucoup sillonné la méditerranée et la mer rouge. C’est toujours avec un pincement au cœur qu’ils nous parlent de leurs aventures en mer, depuis qu’ils ont revendu leur bateau l’année dernière.  Après 12 ans de vie en mer, ils ont décidé de s’installer sur la terre ferme. A la montagne dans les Pyrénées, dans leur maison indonésienne qu’ils ont commandée sur Internet puis montées de leurs propres mains (quelle histoire !).

Jean-Luc, tout comme Bernard, est retraité de l’armée de l’air. A force de cumuler les prises de risque, il a réussi à prendre sa retraite à 43 ans ! Jean-Luc est calme, entier, et très humain. On voit que pour lui les amitiés sont importantes, tout comme le fait de partager. Avec sa calotte dans les cheveux, il me fait penser à l’apprenti de Léonard dans la BD du même nom, surtout que Jean-Luc est aussi un pro de la technique et du bricolage !!

Dominique, parisienne, travaillait en tant que maquettiste dans la communication. Depuis quelque temps, elle aime sortir dans les rues et les marchés de Paris, pour enivrer les passants des sons de son accordéon. Dominique est aussi passionnée de plongée sous-marine. Dans l’eau, elle ne ressent ni peur ni appréhension, et nous étonne quand elle nous dit aimer plonger la nuit dans le noir ou se faire encercler par des requins…

Dominique et Jean-Luc nous ont régalés de leurs aventures en mer rouge. Leur histoire d’amour avec des dauphins et une tortue, le combat de Jean-Luc contre une raie jalouse…


Pendant 6 mois, ils ont mouillé au même endroit près d’un récif, et c’est avec la faune et la flore sous marine qu’ils ont vécu. Si aujourd’hui Dominique et Jean-Luc n’ont plus de bateau, ils ont une multitude d’amis marins. Comme ‘Jo’, qui les a invités à passer un mois sur son catamaran de 18m ici au Guatemala.

Que ce soit à la finca Tatin, sur l’eau du rio Dulce en kayak ou sur le cata de Bernard, nous avons passé avec nos nouveaux amis marins des moments forts et sympathiques. A la veille de notre départ dans le Pacifique, ils nous ont bien briefés sur les risques et les joies de la vie en haute mer, et c’est avec encore plus d’excitation que nous continuons à préparer notre aventure.


Dominique, Jean-Luc et Bernard, nous vous remercions chaleureusement pour votre sympathie, votre bonne humeur et votre générosité. Quand nous serons au milieu du Pacifique, nous penserons bien à vous, et n’hésiterons pas de lever un toast à votre santé !!! 


Laurent

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Jean Louis et son TDM en solitaire

Jean-Louis et son tour du monde en solitaire

C’est à notre arrivée sur l’ile d’Hiva Oa que j’ai rencontré pour la première fois Jean Louis, sur la terre ferme de cette petite ile des Marquises.

Seul, à bord de son bateau, l’Harmattan, Jean Louis réalise un tour du monde à la voile. Il a traversé le Pacifique en même temps que nous. Il est parti un 13 avril des iles Galápagos et est arrivé un 1er mai aux iles Marquises. Au fur et à mesure de la conversation il me dit qu’il est content d’être arrivé jusque là en solitaire, car c’est un « dialysé ». Je dois dire qu’à ce moment là, mon sang n’a fait qu’un tour, je suis restée époustouflée par tant de courage, d’audace et de cette joie si particulière de la vie.


Jean Louis est venu diner sur le bateau et j’ai donc eu l’occasion de discuter un peu plus avec lui et de le connaitre un peu mieux. Puis il nous a invités sur son super bateau, dont j’ai été impressionnée par la beauté. Il m’expliquera que lors de l’achat de son bateau il a eu un vrai coup de foudre, c’était exactement ce qu’il recherchait (avec une delphinière, un cockpit central…). Il mettra 9 ans de sa vie à le réparer en alternant 3 semaines de travail non stop sur son bateau, seul, avec une semaine de travail dans son entreprise. Après tant d’années de travail, la mise à l’eau de l’Harmattan fut un moment inoubliable pour Jean Louis.

Le plus impressionnant dans son parcours est cette soif de réussite et la réalisation de ses rêves. 15 000 heures de travail acharné et passionné. Au cours de nos conversations il me dit qu’il a même écris un livre sur son histoire avec l’Harmattan, il finira par me l’offrir gentiment. Son livre m’a bouleversée tant sa ligne de conduite est exemplaire, sa détermination d’aller toujours jusqu’au bout et sa capacité à régler les problèmes seul, sans se décourager.


Aujourd’hui, Jean-Louis est reparti sur la France pour faire un bilan de santé et reviendra sur Tahiti le 27 juillet prochain pour continuer son aventure.


Jean Louis est dans l’attente d’une transfusion d’un rein, vous pouvez suivre ses aventures sur : www.jeanlouisclemendot.fr


Delphine

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